À propos de l’embonpoint des spectateurs

Une étude produite en 2009 par l’Agence de la santé publique du Canada révèle que le taux d’obésité des Canadiennes et des Canadiens a augmenté depuis 2003. L’obésité se définit par un excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé. Une personne sur quatre au pays serait obèse. Les gens engraisseraient jusqu’à l’âge de 65 ans. Quel rapport y a-t-il entre ces constats et le monde des arts et de la culture ? De nombreuses études ont démontré que le public consommateur des arts de la scène traditionnels (théâtre, musique classique, opéra, danse, etc.) est vieillissant. Il est donc possible qu’un plus grand nombre de spectatrices et de spectateurs fassent de l’embonpoint. Des salles de spectacles commencent à s’ajuster à cette réalité en installant des fauteuils plus larges et en augmentant l’espace pour les jambes pour faire en sorte que tous leurs clients puissent assister confortablement aux performances. Pour en savoir plus, cliquez ici. Par ailleurs, il appert que les changements apportés aux sièges seraient aussi pour le confort des spectateurs en général et constitueraient, à certains endroits, un moyen d’augmenter le coût des billets. Vous trouverez de plus amples détails à ce propos ici.       

Denis Bertrand

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À propos du rôle de la culture

Le premier but de la culture, ce n’est pas que les artistes soient heureux et bien payés. Je regrette pour eux, mais ce n’est pas ça, le premier but de la culture. C’est que la population ait l’occasion de modifier sa vie grâce à la culture. (…) Le premier rayonnement de la culture doit se faire sur son territoire.

Lise Bissonnette, ancienne directrice du journal Le Devoir et ancienne présidente-directrice générale de la Grande Bibliothèque (source : Roch Côté, Le flambeau aux jeunes, L’actualité, août 2010).

Denis Bertrand

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À propos du Web : vos consommateurs ou vos spectateurs se parlent en ligne

Au cours du XXe siècle, la plupart des messages qui nous étaient diffusés provenaient des médias professionnels : la presse, la radio, la télé, les affiches, etc. Depuis vingt ans (déjà !), l’Internet est devenu une nouvelle source d’information. Mais l’Internet n’est pas un simple diffuseur, comme ses prédécesseurs. C’est aussi un lieu d’interactions sociales. La population réagit aux messages qu’on lui destine et prend le temps d’en débattre en ligne. Le développement de public pour les arts suit cette tendance. En effet, les gens ne s’intéressent plus à consommer passivement ce que vous leur présentez ; ils veulent aussi en parler avec vous - producteurs, diffuseurs et artistes - et entre eux pour donner un sens additionnel aux expériences et aux oeuvres proposées. Ces échanges peuvent se faire de personne à personne, mais ils se font aussi en ligne. Pour en savoir plus sur ce phénomène, cliquez ici. Je vous invite tout particulièrement à regarder la vidéo qui paraît sur cette page, notamment à compter de la 12e minute.      

Denis Bertrand

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Du théâtre pour les militaires américains et leurs familles

La compagnie américaine de théâtre Theater of War se spécialise dans la lecture de textes du tragédien grec Sophocle pour les militaires américains et leurs familles. Tout en joignant un public qui ne s’intéresserait peut-être pas d’emblée au théâtre classique (encore moins à la lecture d’un texte plutôt qu’à une production), la compagnie cherche à encourager un dialogue avec les militaires sur les défis qu’ils doivent relever en compagnie de leurs familles. L’expérience de guerre est partagée ainsi à travers les siècles, ce qui permet de briser l’isolement des militaires d’aujourd’hui et des personnes qui les entourent. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Denis Bertrand

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Ressusciter les petites salles de cinéma locales

Avec l’avènement des magasins de location de vidéos et des multiplexes en milieu urbain, la majorité des petites salles de cinéma situées dans de petites communautés canadiennes et américaines ont fermé leurs portes au cours des dernières années. Maintenant, plusieurs de ces localités ont choisi de ressusciter ces salles à l’aide de bénévoles et en vendant leurs billets et le maïs soufflé (avec beurre !) à prix modiques. Qu’est-ce qui motive ces gens à agir de la sorte ? Le sentiment d’avoir perdu un lieu de rencontre pour les gens de la communauté. Ces notions de lieu de rencontre et de partage d’une expérience artistique collective sont au nombre des fondements du développement de public pour les arts. Pour en apprendre davantage sur ces “nouvelles” salles de cinéma, cliquez ici.

Denis Bertrand

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Les médias sociaux supplanteront-ils les courriels ?

D’après cet article, il faudrait répondre par l’affirmative.

Denis Bertrand

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Le rapport entre la consommation des nouvelles technologies de communication et la participation aux arts

Une nouvelle étude du National Endowment for the Arts, organisme américain voué à la promotion des arts, démontre que les gens qui consomment les arts par l’entremise des nouvelles technologies de communication (en accédant à des informations, extraits, clips, aperçus d’expositions et performances disponibles sur le Web) ou des technologies traditionnelles (télévision, enregistrements, etc.) sont plus aptes à participer à des événements artistiques en direct. L’étude indique aussi qu’il existe un rapport entre le niveau d’éducation des individus, leur utilisation de l’Internet et leur assistance aux arts. Je vous invite à jeter un coup d’oeil à la version multimédia de cette recherche. Cela constitue une expérience en soi.

Denis Bertrand

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Survol des tendances courantes en développement de public pour les arts

De retour de quelques jours de repos. Voici donc des nouveautés reliées au développement de public pour les arts. Les trois premiers articles portent sur comment rendre les arts plus accessibles au public. Le quatrième a trait à un sujet dont je vous ai déjà parlé, soit les motivations de donateurs qui appuient les arts : 

  • S’inspirant d’une nouvelle tradition britannique, un organisme new-yorkais installe des pianos dans des lieux publics et invite les passants à les jouer gratuitement ;
  • Des organismes artistiques britanniques utilisent des lieux publics inusités (entrepôts, gares, etc.) pour y présenter des spectacles au cours de l’été ; 
  • L’hôtel de ville de Philadelphie accueille une galerie d’art ;
  • Les experts américains en développement de public Wolf Brown dévoilent des études sur ce qui motivent les gens à verser des dons à des organismes artistiques. Dans le document qui a pour titre It’s not about you… It’s about them, on recommande aux organismes artistiques de s’intéresser d’abord aux valeurs et aux intérêts des personnes qu’ils sollicitent afin de les arrimer, s’il y a lieu, aux leurs. Les gens les plus susceptibles de donner entretiennent des rapports directs avec les artistes, sont des passionnés des arts, s’intéressent et se sentent interpellés par les thématiques proposées et adhèrent aux groupes ou aux communautés visés par les projets artistiques.  

Denis Bertrand

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S’y prendre à l’avance pour planifier sa programmation et sa mise en marché

Le président du John F. Kennedy Centre for the Performing Arts, Michael M. Kaiser, (je vous ai déjà parlé de lui dans cet ancien article), recommande aux organismes artistiques de planifier leurs activités et leurs programmations bien à l’avance (4 à 5 ans) pour permettre à ces projets de prendre de l’ampleur. Selon lui, les initiatives conçues à court terme mènent à des événements de peu d’envergure. Sa recommandation s’étend aussi aux activités de mise en marché des organismes. Il les invite à mettre en valeur leurs atouts (ex., importance de l’oeuvre, participation d’artistes de renom, participation de l’organisme ou de la compagnie à une festival réputé, etc.) pour rehausser leur crédibilité auprès du public. M. Kaiser affirme que les organismes de petite taille ou de taille moyenne ont seulement besoin de joindre 100 à 200 personnes dans leurs communautés pour qu’elles aient un impact véritable sur leur visibilité et leurs activités. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Denis Bertrand

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Qu’avez-vous fait cette semaine pour sensibiliser le public à vos activités ?

Diane Ragsdale, administratrice de programmes à la Andrew W. Mellon Foundation, une fondation publique new-yorkaise qui appuie les arts, invite les organismes artistiques à faire un geste par semaine pour permettre au public d’en apprendre davantage sur leur fonctionnement et leurs activités, préférablement dans un contexte amusant et favorable aux interactions sociales. 

Les idées les plus simples sont souvent les meilleures, affirme-t-elle. Il peut s’agir d’introduire les gens à la conception de décors. Les gens s’intéressent aux idées, aux concepts et aux thèmes associés à une oeuvre. 

Selon Mme Ragsdale, l’appréciation des arts par le public est liée au développement de rapports plus étroits entre les consommateurs, les organismes artistiques et les artistes. Il est important, selon elle, que les organismes s’ouvrent davantage au public pour stimuler sa participation. Prendre part à un événement artistique peut s’avérer une expérience désagréable si le public ne comprend pas ce qu’on lui présente.

Denis Bertrand

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