Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 01/06/2012 05:01 01/06/2012 05:01 par Denis Bertrand

Le 6 janvier 2011
Le festival de danse Jacob’s Pillow (photo) expédie des courriels personnalisés à ses acheteurs de billets les lundis avant les performances pour :
- Leur rappeler la date et l’heure du spectacle pour lequel ils ont des billets ;
- Leur fournir des renseignements sur le stationnement et les restaurants disponibles à proximité du lieu de diffusion ;
- Leur parler des événements “gratuits” reliés aux performances (ex., les discussions après-spectacles) ;
- Leur acheminer des informations utiles à leur déplacement vers le lieu de diffusion (état de la circulation routière dans les environs, accessibilité du transport en commun, etc.).
Cette approche permet au festival d’obtenir des confirmations de présences, d’accroître les échanges entre ses clients et les responsables de sa billetterie et de promouvoir l’expérience qu’il offre au public. En moyenne, 60 % des destinataires de ces courriels les consultent.
Pour en savoir plus, cliquez ici.

Denis J. Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 01/05/2012 03:29 01/05/2012 03:29 par Denis Bertrand

Le 5 janvier 2011
Je vous ai déjà mentionné que je participerai la semaine prochaine à une table ronde intitulée Le développement de public, c’est l’affaire de tous !, dans le cadre de Contact ontarois, le marché des arts de la scène organisé par Réseau Ontario. La table ronde aura lieu le jeudi 12 janvier 2012, de 13 h à 15 h 30, à l’Hôtel Marriott d’Ottawa. Voici un aperçu de mon intervention initiale :
- Je parlerai de ce que je considère comme étant les cinq composantes essentielles du développement de public, soit le partage par les intervenants du milieu de leur passion pour les arts et la culture, le besoin pour eux d’aller à la rencontre du public, la personnalisation de leurs approches et de leurs communications, l’offre d’une “expérience” et la fidélisation du public. J’aurai recours à un exemple pratique avec lequel tous les délégués de Contact ontarois seront familiers pour illustrer mon propos.
- Je décrirai les rôles que je perçois pour les artistes et les producteurs, les réseaux de diffusion et les diffuseurs en matière de développement de public.
- Je parlerai aussi des attentes du public et du contexte économique et politique courant qui devrait inciter tous ces intervenants à s’investir dans le développement de public, si ce n’est déjà fait.
Voilà ! Si ces sujets vous intéressent, je vous invite à vous joindre à nous !

Denis J. Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 01/04/2012 02:06 01/04/2012 02:06 par Denis Bertrand

Le 4 janvier 2012
Le journal Variety a publié récemment un article sur les publics qui ont assisté aux spectacles présentés sur Broadway (New York, NY) au cours de la saison 2010-2011. On y découvre des choses intéressantes, telles que les suivantes :
- Le public est composé majoritairement de femmes blanches, bien nanties et bien éduquées.
- L’âge moyen des spectatrices et des spectateurs est 44 ans.
- La promotion bouche-à-oreille (recommandations d’amis, de parents, de collègues) demeure l’outil de vente le plus influent.
- Les critiques des médias ont une influence sur les auditoires traditionnels plus âgés.
- La télé et l’Internet continuent de jouer un rôle efficace dans la promotion des spectacles.
Je suis d’avis que ces données décrivent aussi assez bien aussi les publics qui fréquentent les lieux de diffusion du Canada et du Québec.

En supplément : Le Théâtre Blanc et le Théâtre Péril, tous deux de Québec, ont développé une offre 2 spectacles pour le prix d’un pendant la période des fêtes à l’occasion de la présention des spectacles L’enfant matière et Sepsis, mis en scène par le même artiste, Christian Lapointe (photo). Bravo pour cette belle initiative !

Denis J. Bertrand
Classé sous Actualités le 01/03/2012 12:43 01/03/2012 12:43 par Denis Bertrand

Le 3 janvier 2011
Si vous oeuvrez pour un organisme artistique ou une entreprise culturelle qui reçoit des fonds fédéraux, les plus récentes déclarations du ministre du Patrimoine canadien, James Moore (photo), vous intéresseront. Voici ce qu’il a dit à la fin de 2011 à propos de votre avenir sous le règne conservateur :
Je crois que les organismes qui jouissent d’appuis importants, qui collaborent avec le secteur privé, qui ont une stratégie d’affaires qui ne dépend pas uniquement de l’argent des contribuables, seront parmi les plus forts. Mais je crois que les organismes dont le fonctionnement stagne ne peuvent envisager un avenir prometteur.
La source de cette déclaration est ici.

Denis J. Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 01/03/2012 11:54 01/03/2012 11:54 par Denis Bertrand

Le 3 janvier 2012
Les diffuseurs de spectacles et d’événements artistiques qui desservent de petites localités envient souvent leurs pairs des grandes villes qui, à leurs yeux, ont accès à un plus grand bassin de population et à plus de moyens pour joindre le public. Si c’est votre cas, je vous invite à lire cet article. Vous y ferez la connaissance de Sandra et John Barth (photo), fondateurs du conseil des arts de la petite ville de Burns Lake (2 800 habitants), en Colombie-Britannique. En peu de temps, ils ont atteint un taux d’assistance moyen de 220 personnes par représentation. Comment y sont-ils parvenus ? Voici la recette de leur succès :
- Ils achètent les meilleurs spectacles disposnibles en fonction de leur budget limité (environ 30 000,00 $).
- Ils profitent de toutes les occasions publiques pour parler de leur programmation. Leur enthousiasme est contagieux.
- Ils sont présents à des événements communautaires pour y promouvoir leurs spectacles et y distribuer des encarts publicitaires.
- Ils prennent le temps de remercier personnellement leurs commanditaires et leurs spectateurs.
- Ils ont recours aux médias traditionnels (affiches, journaux, brochures de saison) et aux médias électroniques (bulletin électronique, site Web, liste de dfiffusion).
- Dès qu’une saison se termine, ils amorcent la promotion de celle à venir. Ils y parvienennt en arrêtant leur nouvelle programmation aussitôt que possible.
Ce qui distingue Sandra et John, c’est leur passion pour ce qu’ils font (qu’ils n’hésitent pas à partager) et leur approche personnalisée. Ce sont là des actions que n’importe quel diffuseur peut imiter, qu’il soit dans un petite localité ou une grande agglomération.
Je remercie Nicole Doucet, consultante en gestion des arts, pour ce tuyau.

Denis J. Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 01/02/2012 04:39 01/02/2012 04:39 par Denis Bertrand

Le 2 janvier 2012
Bonne année 2012 à vous toutes et tous ! Je vous souhaite des ventes accrues et des salles pleines de spectatrices et de spectateurs ! Mais pour y parvenir, vous devrez y mettre quelques efforts. L’avènement d’une nouvelle année est le moment idéal d’entreprendre des changements pour atteindre vos objectifs :
- Jetez un coup d’oeil à votre rendement de l’automne et du début de l’hiver 2011. Est-il à la hauteur de vos attentes ? Si la réponse est non, vous devez apporter des changements à votre fonctionnement.
- Évitez les solutions à court terme. Elles peuvent donner des résultats immédiats, mais elles ne sont pas garantes de succès répétés. Il vaut mieux vous investir dans la recherche de solutions à long terme qui auront pour effet d’augmenter la valeur de vos activités, de votre programmation ou de vos produits aux yeux de vos clients.
- Changez vos habitudes. Si vos résultats courants sont insatisfaisants, cela signifie que vos initiatives courantes ne joignent pas les publics que vous visez. Il est inutile (et dispendieux !) de poursuivre des stratégies qui ne rapportent pas les dividendes escomptés.
- Rappelez-vous pourquoi vous avez choisi de poursuivre une carrière dans les arts et la culture. Vos motiviations d’alors vous guident-elles encore aujourd’hui ?
- Célébrez vos bons coups et vos succès. Vos concurrents ont plus de moyens que vous ? Qu’importe ! Cela ne diminue en rien votre capacité de créer.
- Soyez généreux. Soulignez les apports de vos collègues, de vos pairs, de vos partenaires, du public et des bailleurs de fonds à vos succès.
- Songez au public à toutes les étapes de votre projet, de sa création à sa mise en marché. Le public doit être apprivoisé, rassuré et rassasié à l’année longue.
Discutez de ces questions avec vos collègues à leur retour au travail après le congé des fêtes. Vous entreprendrez ainsi 2012 du bon pied et avec un but bien précis en tête.

Denis J. Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 12/21/2011 11:07 12/21/2011 11:07 par Denis Bertrand

Le 21 décembre 2011
Je présume que vous avez complété vos achats de Noël à ce point-ci. Sinon, je vous encourage à offrir les arts en guise de cadeaux, en appuyant tout particulièrement les artistes, les organismes et les entreprises de votre localité (billets, chèques-cadeaux, livres, disques compacts, toiles, etc.).
Puisque le Nouvel An est souvent une occasion d’innover, je suggère les résolutions suivantes pour vous distinguer, tout en vous permettant d’apporter votre appui aux arts et à la culture dans votre milieu :
- Initiez au moins deux personnes à votre discipline artistique favorite. Achetez-leur une oeuvre de votre artiste-fétiche ou des billets pour assister à une performance en votre compagnie. Expliquez-leur pouquoi cette discipline, cet artiste ou cette oeuvre vous tient à coeur.
- Pratiquez votre discipline artistique favorite au cours de l’année. Vous pouvez l’entreprendre à la maison ou dans un lieu public (ex., un centre culturel) en compagnie d’autres fervents des arts. Faites-le pour le plaisir, mais aussi pour en apprendre davantage sur votre discipline. Partagez vos nouvelles connaissances avec votre entourage.
- Faites du bénévolat pour un organisme artistique dans votre communauté. Il y a en certainement quelques-uns qui ont besoin d’un coup de main de votre part.
- Si des élections s’annoncent chez vous, peu importe le pallier, engagez-vous à appuyer les candidates et les candidats qui s’intéressent aux arts et à la culture.
Je vous invite donc à faire un geste supplémentaire au cours des douze prochains mois pour soutenir davantage les arts qui vous sont chers. Joyeuses fêtes !
P.-S. Ce blogue va faire relâche pendant une dizaine de jours. Je communiquerai à nouveau avec vous au début du mois de janvier.

Denis J. Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 12/20/2011 10:22 12/20/2011 10:22 par Denis Bertrand

Le 20 décembre 2011
La cuisine devrait en principe supplanter la culture (dans les médias) dans deux ans.
Jean-François Dumas, Influence Communication. Source.
J’entends souvent les organismes artistiques se plaindre du peu de visibilité ou de couverture qu’ils obtiennent auprès des médias. Un forum sur l’avenir des médias canadiens, tenu en février 2011, a noté le déclin des nouvelles locales. Dans un tel contexte, les entreprises et les organismes culturels n’ont d’autres choix que de prendre leur promotion médiatique en main. La production de capsules vidéo diffusées par l’entremise des médias sociaux, le recours à la baladodiffusion, la diffusion régulière de bulletins électroniques, la création et le maintin d’un blogue sont autant de moyens, parmi d’autres, de jouer aux journalistes et de retransmettre vos informations auprès de vos publics en particulier et de la population en générale. Cela ne veut pas dire que vous devez abandonner vos rapports avec les médias traditionnels, mais faites-le en sachant qu’ils travaillent eux aussi avec des ressources limitées et qu’ils ne peuvent répondre aux attentes de tous et chacun.

Denis J. Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 12/19/2011 09:47 12/19/2011 09:47 par Denis Bertrand

Le 19 décembre 2011
Le Théâtre français, en tant qu’institution, n’est pas là pour développer un rapport mercantile avec le public. Le but n’est pas de convaincre qui que ce soit de venir au théâtre, mais plutôt de poser des questions insolubles et de chercher une multitude de réponses.
Wajdi Mouawad, directeur artistique, Théâtre français du Centre national des arts. Source.
Un spectacle, c’est un cadeau. Si le spectateur a de la misère à le déballer, on a un gros problème.
Normand Chouinard, comédien et metteur en scène. Source.
Je me mêle rarement des questions artistiques lorsque je prépare une stratégie de développement de public pour un client. Je me fie au professionnalisme de ce dernier. Je suis d’avis aussi que tous les goûts sont dans la nature et qu’il y a un public pour tout, de plus pointu au plus accessible qui soit. Par contre, j’avoue que je me sens parfois “inconfortable” avec des propos comme ceux exprimés par M. Mouawad. Peut-être son approche est-elle tout à fait compréhensible du point de vue artistique. Mais la question se pose : pour qui fait-il du théâtre, alors ? Je me rallie davantage à M. Chouinard. À une époque où les gens ont l’embarras du choix pour dépenser leurs revenus personnels disponibles, il me semble qu’avoir une pensée généreuse pour le public constitue un bon investissement.

Denis J. Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 12/15/2011 04:00 12/15/2011 04:00 par Denis Bertrand

Le 15 décembre 2011
Des compagnies de théâtre américaines situées dans une même localité ont choisi de s’unir pour créer un club d’adeptes de théâtre (logo ci-haut). Les membres du club ont droit, entre autres, à des rabais, à des exclusivités et à des occasions de socialiser entre eux. Pour en savoir plus, cliquez ici. Je remercie ma collègue Shoshana Fanizza pour ce tuyau.

Denis J. Bertrand