Les amateurs de musique classique sont réceptifs à la musique contemporaine

Le 24 mai 2013

Une nouvelle étude américaine démontre que les amateurs de musique classique ne sont pas réfractaires à la musique contemporaine, laissant percevoir des collaborations possibles entre les organismes et les artistes actifs dans ces domaines. 

Selon des chercheurs universitaires, les œuvres modernes n’effraient pas les consommateurs de musique classique. Ces derniers peuvent être séduits par des compositeurs connus (entendre « vivants ») qui abordent des thématiques actuelles. L’étude démontre que le rapprochement avec la musique contemporaine est d’autant plus facile qu’elle incorpore des éléments d’autres musiques modernes, tels que le rock et la musique pop (pour ma part, je trouve des qualités cinématographiques à la musique contemporaine), ce qui la rend plus accessible que les œuvres plus obscures de compositeurs aussi connus que Beethoven ou Brahms.

Vous qui êtes des experts dans ces domaines, qu’en pensez-vous ?

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Denis J. Bertrand

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L’ennemi : les sièges vides

Le 22 mai 2013

Matt Lehrman est un collègue américain expert en développement de publics. Dans un billet récent, il a invité les organismes artistiques à ne jamais accepter de sièges vides à leurs spectacles. Ceux-ci sont synonymes d’échecs, selon lui, et les organismes responsables doivent déployer tous les efforts possibles pour les remplir. Cela est d’autant plus important, ajoute-t-il, que l’industrie du spectacle carbure au bouche-à-oreille et que les sièges vides envoient de mauvais signaux aux spectateurs présents («Qu’est-ce que les absents savent que je ne sais pas ?»), aux bailleurs de fonds, aux commanditaires, etc.

Pour remplir ces sièges, Lehrman propose les approches suivantes :

  • Il faut que les organismes investissent plus de temps auprès des publics qui, à première vue, ne paraissent pas ou peu intéressés à leurs activités, par rapport aux heures dévouées aux publics acquis.
  • Les organismes doivent formuler des messages qui démontrent la pertinence, la valeur et l’importance des arts et les transmettre directement à leurs clientèles cibles.   
  • Pour identifier ces clientèles cibles, les organismes peuvent dresser les profils-types des personnes qu’ils veulent accueillir. Qui sont-elles ? Que font-elles ? Quel est leur emploi du temps ? Quels sont leurs intérêts, leurs passe-temps, leurs priorités, leurs disponibilités ? Puis, identifier les messages à leur communiquer et les moyens de les diffuser. Ensuite, circuler dans la communauté pour y rencontrer des gens que les personnes visées risquent de côtoyer. En retour, ces individus sont susceptibles de relayer les messages des organismes auprès des personnes identifiées, créant ainsi une promotion bouche-à-oreille. 

Pour en apprendre davantage sur l’approche préconisée par Matt Lehrman, cliquez ici.

Que pensez-vous des suggestions de mon collègue ?

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Denis J. Bertrand

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Les billets gratuits amènent-ils de nouveaux clients ?

Le 21 mai 2013

La société d’experts-conseils américaine TRG Arts a émis un avis récemment sur l’efficacité des billets gratuits.     

Selon des études qu’elle a menées sur la question, TRG Arts a constaté que les détenteurs de billets gratuits en achètent rarement un autre par la suite. Ils sont plus susceptibles de se représenter si on leur offre une autre gratuité.

Les billets gratuits ne développent pas les publics, n’encouragent pas les dons ni ne créent un engagement accru de la part de leurs détenteurs.

La tentation demeure forte tout de même chez les diffuseurs et les producteurs d’offrir des entrées gratuites pour «remplir» les salles. TRG Arts ajoute qu’il n’y aucune garantie que les gens qui reçoivent ces billets les utilisent. De plus, les billets gratuits projettent l’image que le produit artistique n’a pas de valeur. 

Selon la société, la gratuité «fonctionne» si elle est offerte à toute la clientèle (par exemple, des entrées gratuites pour tous au musée).

Offrez-vous des billets gratuits ? Si oui, quels résultats avez-vous obtenus ?          

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Denis J. Bertrand

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Comment transformer votre lieu de diffusion en destination culturelle

Le 17 mai 2013

Une réflexion est en cours en Australie afin de rendre les lieux de diffusion traditionnels plus accessibles au public. Ces établissements sont parfois intimidants aux non-initiés ou perçus comme étant «réservés» à une certaine élite. Les solutions envisagées ont pour but de transforner ces lieux en destinations culturelles ouvertes à une variété de clientèles.

Ainsi, il est question d’y établir des marchés publics, d’ouvrir des boutiques, d’organiser des expositions (ex., de costumes de théâtre) ou d’y présenter des arts de la rue. Ces activités s’ajouteraient aux programmations établies.

C’est une bonne façon de joindre des publics qui ne s’aventureraient pas nécessairement vers ces endroits, à cause d’une manque de familiarité avec ceux-ci et leurs occupations.

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Les solutions au “désengagement” du public envers les arts sont-elles individuelles ou collectives ?

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Le 16 mai 2013

Au mois d’avril dernier, le directeur artistique de la compagnie de théâtre torontoise Buddies in Bad Times, Brendan Healy (photo), a constaté que le courant ne passait plus entre son organisme et les amateurs de théâtre, présents en moindres nombres d’une production et d’une saison à l’autre. La compagnie et ses spectacles continuaient de jouir de critiques favorables et de l’appréciation de la communauté artistique, mais le public n’était plus au rendez-vous, tel que souhaité. M. Healy a donc pris l’initiative d’écrire une lettre ouverte pour inviter son public et d’autres adeptes de théâtre à remplir un sondage afin d’obtenir leur appréciation de la programmation et des communications de la compagnie. Les données ont été compilées et l’analyse des résultats est en cours. Je tenterai d’obtenir de plus amples renseignements à cet égard, si possible.   

Entre temps, les constats et les actions de Buddies in Bad Times ne sont pas passés inaperçus. Patty Jarvis est experte-conseil en développement de publics. Elle a réagi de la façon suivante :

Si la diminution des auditoires est un dilemne qui touche toute l’industrie, comment pouvons-nous travailler ensemble pour joindre et augmenter des publics engagés ? Je veux trouver une façon pour que nous puissions partager et apprendre les uns des autres en nous élevant au-dessus de la situation de chaque organisme pour créer une communauté vivante où les arts sont une partie intégrante de nos vies. J’ai participé récemment à des consultations publiques organisées par le Conseil des arts de Toronto. J’ai été étonnée des difficultés éprouvées par les artistes, les administrateurs et les autres intervenants de songer à ce que nous pourrions accomplir ensemble pour notre ville et pour chaque personne qui y vit. Peu de gens s’intéressent aux arts et notre plus grand défi est de communiquer leur valeur avec éloquence. Je crois que nos communications doivent desservir les personnes auxquelles elles s’adressent. Elles doivent être offertes en appui au succès de l’ensemble, plutôt qu’aux succès individuels.

Je me rallie aux propos de Mme Jarvis. Il est vrai que les défis de développement et de fidélisation des publics doivent être relevés par une variété d’organismes artistiques, d’autant plus que les clients des uns, acquis et potentiels, sont souvent les clients des autres. 

Je travaille présentement sur un projet où des diffuseurs pluridisciplinaires ont accepté de travailler ensemble pour bâtir leurs auditoires respectifs en théâtre. J’ai même suggéré des approches collectives, ici et là, sur ce blogue. Mais les difficultés énoncées par Mme Jarvis pour parvenir à ce type de collaborations demeurent entières. Celles-ci fonctionnent lorsque les intervenants concernés éprouvent une réelle affection et un réel respect pour leurs collègues, comme c’est le cas pour le projet auquel je suis associé. Mais on oublie souvent que ces mêmes organismes, surtout lorsqu’ils sont situées dans une même ville ou œuvrent dans une même discipline, sont en concurrence les uns avec les autres pour capter l’intérêt des publics, obtenir le soutien de leurs confrères et de leurs consœurs, de même qu’accéder au financement des conseils des arts et d’autres instances publiques où ils sont à la merci des jugements de leurs pairs. 

Comme c’est toujours les cas en matière de rapports humains, les collaborations s’établissent lorque règne un climat de confiance, de solidarité et d’estime mutuelle.    

Qu’en est-il du milieu et de la discipline dans lesquels vous évoluez ? Des solutions collectives sont-elles envisagées ou envisageables ? Ou est-ce chacun pour soi ?

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Denis J. Bertrand

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L’opéra innove pour joindre de nouveaux publics

Le 15 mai 2013

Certains arts de la scène, dits classiques, ont d’importants défis à relever pour joindre de nouveaux publics et assurer leur pertinence auprès d’auditoires modernes branchés, tout en présentant des œuvres âgées de quelques siècles. C’est pourquoi je me réjouis des initiatives prises, entre autres, par des compagnies d’opéra nord-américaines pour capter l’attention de la population. 

L’Opéra de Montréal se démarque avec son programme coOpéra qui introduit des enfants issus d’une variété de communautés à l’art lyrique. Ces nouveaux adeptes ne sont pas que des spectateurs. Ils découvrent l’opéra en le pratiquant. Bonne façon de sensibiliser les parents, les grands-parents, les oncles et les tantes par la même occasion.   

L’Opéra de Montréal a créé des clubs d’ambassadeurs qui lui permettent de joindre des clientèles particulières, notamment les 20 à 30 ans. Sur le plan artistique, la compagnie présente des opéras modernes inspirées d’œuvres connues, tel que Dead Man Walking, qui attire de nombreux nouveaux venus.     

D’autres compagnies se distinguent en présentant des spectacles hors des lieux traditionnels de diffusion, comme des stades de baseball (les spectateurs s’asseoient au sol, apportent leurs pique-niques, leurs sacs de couchage, etc.), des restaurants et d’autres lieux publics que la population fréquente régulièrement. Certains événements sont offerts gratuitement, mais pour y assister, les spectateurs intéressés doivent d’abord s’inscrire. Les compagnies recueillent ainsi des données sur des clients potentiels. 

Croyez-vous que de telles approches pourraient vous être utiles, surtout si vous œuvrez en théâtre, en danse, en musique classique ou contemporaine ?

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Denis J. Bertrand

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Démarrage du Programme de développement de l’auditoire en théâtre (PDAT) de Réseau Ontario et du Conseil des arts de l’Ontario

Le 13 mai 2013

Le Programme de développement de l’auditoire en théâtre (PDAT), de Réseau Ontario (RO) et du Conseil des arts de l’Ontario (CAO), a pris son envol officiel les 10 et 11 mai derniers, à Ottawa. Les quatre diffuseurs pluridisciplinaires participants y étaient réunis pour une séance de formation que j’ai eu le plaisir d’animer en compagnie de la directrice générale de RO, Josée Vaillancourt, et en présence du responsable des tournées et du développement de l’auditoire au CAO, Aengus Finnan.

Le PDAT est un projet pilote d’une durée de deux ans qui a pour but de stimuler et d’accroître l’intérêt du public pour le théâtre en français dans quatre communautés aux profils variés. Cet intérêt accru permettra aux diffuseurs de cultiver un auditoire pour les productions professionnelles qu’ils accueilleront pendant et après le projet. Les diffuseurs participants sont le Conseil des arts de Hearst, le Centre français Hamilton Inc., le Conseil des organismes francophones de la région de Durham et le Centre culturel Frontenac de Kingston.

Chacun d’eux a embauché un animateur qui travaillera au développement et à la mise en œuvre d’un plan d’action communautaire, soit Benoît Pichon (Hamilton), Jacques Doucet (Hearst), Normand Dupont (Kingston) et Robert-Guy Despatie (Oshawa). Les animateurs contacteront des intervenants et des artistes locaux pour les introduire au PDAT et les inviter à exprimer leurs attentes envers le projet. Certaines personnes seront ensuite invitées à siéger à un comité qui alimentera le contenu du plan d’action et identifiera des activités qui augmenteront la visibilité du théâtre dans leur communauté. Il pourrait s’agir, par exemple, de collaborations avec des troupes communautaires et scolaires, de lectures de textes d’auteurs locaux hors des lieux de diffusion traditionnels, de la présentation d’adaptations cinématographiques de pièces de théâtre, de l’offre d’ateliers d’introduction au théâtre, etc. Chaque communauté choisira les activités qui lui conviendront. Les plans d’action comprendront donc des éléments pour accroître l’engagement du public envers le théâtre et pour développer les publics locaux. 

Outre la formation offerte la semaine dernière, les animateurs participeront à l’événement Zones théâtrales 2013 du Centre national des arts d’Ottawa qui aura lieu au mois de septembre prochain. Ce sera l’occasion pour eux de voir une variété de productions, de rencontrer des producteurs et des artistes, de parler de théâtre et d’approfondir leur appréciation de cet art de la scène. J’accompagnerai les animateurs et les diffuseurs dans toutes les étapes du projet pilote.  

Si vous étiez à notre place, quelles activités initieriez-vous pour inculquer le goût du théâtre à votre communauté ou à votre entourage? 

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Denis J. Bertrand

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Tendance dans les écoles américaines: les dîners silencieux

Le 6 mai 2013

Un nombre croissant d’écoles américaines ont institué des dîners silencieux afin d’introduire les élèves à de nouveaux genres musicaux. Ainsi, occasionnellement, les enfants sont invités à se taire et à déguster leur repas en écoutant des musiciens locaux venus les initier à leurs instruments et aux genres musicaux qu’ils affectionnent, comme en témoigne cet article.

Cette approche pourrait aussi fonctionner auprès de collègues de travail ou de groupes d’adultes qui se réunissent pour le lunch. D’autres disciplines artistiques pourraient en bénéficier, notamment la littérature (ex., lecture d’extraits de romans, de poèmes, de contes, etc.), le théâtre (ex., saynètes, monologues, etc.) et, selon les endroits, la danse.

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Denis J. Bertrand

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“Ne présumez pas que tout le monde vous connaît.”

Le 3 mai 2013

Kara Larson (photo) est la fondatrice de la firme de consultation américaine Arts Knowledge. Dans un billet qu’elle écrivait récemment pour le National Arts Marketing Project, elle abordait le défi qu’éprouvent les organismes artistiques en matière de fidélisation de leurs publics. Je résume ses propos :

  • La majorité des organismes artistiques est capable d’attirer de nouveaux publics. Elle a de la difficulté à les fidéliser. 
  • Les organismes ont deux genres de publics : 1 ) les clients acquis, souvent des abonnés ; 2) un groupe de personnes disparates qui se présentent occasionnellement et qui reviennent rarement ou pas du tout. 
  • La programmation influence les choix des consommateurs. Il est important de communiquer clairement ce qui rend celle-ci intéressante aux spectateurs occasionnels.
  • Présentement, les organismes artistiques s’adressent surtout aux gens qui les aiment, qui sont familiers avec leur langage et leurs codes. Ces personnes reçoivent des brochures, des courriels et des offres. Mais les organismes demeurent invisibles au reste de la population.
  • Lara est incertaine de la façon que les nouveaux venus se renseignent à propos des organismes. Est-ce grâce à la publicité? Aux noms connus de certains artistes qui sont mis en évidence? À l’énumération de noms et de critiques qui résonnent auprès de membres du public?
  • À l’exception des publics acquis, peu de clients potentiels se soucient des organismes.  
  • Plus vous exigez d’efforts de la part du public pour vous trouver, moins il y a de chance qu’il y parvienne.             
  • Convaincre un client occasionnel de devenir un client fidèle ne dépend pas de l’offre d’un rabais quelconque. C’est plutôt une question de se faire entendre, de réviser vos dépenses de marketing et d’éliminer les éléments qui ne rapportent pas les dividendes escomptés, mais que vous maintenez parce que c’est ainsi que les choses ont toujours été faites.
  • Les organismes artistiques qui relèvent le défi de la fidélisation partagent certaines caractéristiques : 1) ils acceptent de prendre des risques ; 2) ils reconnaissent volontiers ce qui ne fonctionne pas ; 3) ils innovent dans le domaine des communications ; 4) ils recueillent des données et les analysent ; 5) ils identifient les personnes et les groupes avec lesquels ils veulent s’entretenir et déterminent comment les aborder.
  • Ne présumez pas que tout le monde vous connaît. Faites du bruit. Faites-vous entendre.  

Vous reconnaissez-vous dans les propos de Mme Larson ? La fidélisation est-elle un défi pour vous ? Si oui, il existe des ressources pour vous aider à surmonter ce défi.

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Pas de photos, pas de gazouillis, pas de messages textes, sauf…

Le 2 mai 2013

Vous prenez place dans une salle de spectacles pour assister à une prestation musicale, théâtrale ou autre. Un enregistrement ou une personne sur scène vous annonce que la prise de photos est interdite, de même que toute forme d’enregistrement, et vous demande de bien vouloir fermer votre cellulaire ou votre tablette. Ça vous dit quelque chose ? 

J’ai écrit quelques billets sur la présence des médias sociaux dans les salles de spectacles (le plus récent d’entre eux est ici). Il y a encore une forte réticence de la part des producteurs et des diffuseurs à l’égard de l’utilisation, par le public, des nouvelles technologies de communication pendant des performances. Mais il ne fait aucun doute qu’un nombre grandissant de leurs pairs, consœurs et confrères professionnels s’adaptent aux nouvelles réalités technologiques, comme en témoigne ce billet.

Voici ce dont il s’agit. Avant d’amorcer son spectcale, un humoriste américain a autorisé le public, pendant 30 secondes, à le prendre en photos, à gazouiller, à tourner une vidéo, etc. Ainsi, les spectatrices et les spectateurs pouvaient démontrer à leurs « amis » qu’ils assistaient ou avaient assisté à sa prestation. Il ne fait aucun doute que la permission accordée par l’humoriste a alimenté de nombreux échanges sur les médias sociaux qui lui ont été favorables.

Quelles leçons peut-on tirer de cette approche ?

  • Les gens veulent parler des expériences que vous leur proposez. Leur donnez-vous les moyens de le faire ?
  • Nous aimons tous enfreindre les règlements. En autorisant vos adeptes à partager leurs impressions en ligne, en direct, même pour une courte période de temps, vous devenez plus sympathiques à leurs yeux.  
  • Il n’y a vraiment pas de raisons d’interdire les gazouillis ou la prise de photos pendant des conférences, lancements de saison, vernissages, séances de dédicaces, festivals ou événements qui ont lieu à l’extérieur des lieux de diffusion traditionnels (et même là, des aménagements peuvent être mis en place). Vous devriez plutôt encourager de telles interactions pour que la bonne nouvelle se répande à votre propos sur les médias sociaux.     

Que pensez-vous des gazoullis en direct pendant une performance ou un événement ?

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Denis J. Bertrand

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