Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/27/2010 08:59 par 50c

La plus récente édition du International Journal of Arts Management (vol. 12, no. 3, printemps 2010), publié par les HEC Montréal, contient un article sur le développement de la nouvelle stratégie tarifaire du Looking Glass Theatre de Chicago, stratégie qui a pour but d’accroître les revenus de la compagnie. Celle-ci possède une salle de spectacles polyvalente de 240 places. Elle offrait ses billets à prix unique, peu importe la proximité ou l’éloignement des spectateurs et des spectatrices de la scène. Après une comparaison des prix pratiqués par le Looking Glass Theatre et ses principaux concurrents, la compagnie a questionné des consommateurs pour déterminer des prix acceptables pour son produit. Elle a ensuite demandé à des non-consommateurs de donner une valeur à certaines places réparties dans son théâtre. La compagnie s’est retrouvée ainsi avec une fourchette de prix à l’intéreur de laquelle elle a pu augmenter la valeur de ses billets, de même que ses revenus au guichet. L’approche du Looking Glass Theatre pourrait être utile tout particulièrement aux gestionnaires de salles de spectacles de plus de 200 sièges (celles de 200 places et moins offrent traditionnellement des billets à prix unique). Cela étant dit, rien n’empêche les gestionnaires de salles de 200 places et moins de s’y référer aussi pour examiner la possibilité d’augmeter le coût unique de leurs billets.
Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/26/2010 08:55 par 50c
![[Williams]](http://si.wsj.net/public/resources/images/SF-AA434_Willia_DV_20100721125747.jpg)
Michael Tilson Thomas (photo : Wall Street Journal).
Le directeur musical du San Francisco Symphony, Michael Tilson Thomas, a parlé récemment des initiatives entreprises par son orchestre pour rendre la musique classique plus accessible au public :
- Offre de concerts destinés aux familles qui comprennent des échanges informatifs avec le publc, la distribution d’un guide d’activités familiales et d’autres articles imprimés ou sonores (CD) pour poursuivre l’expérience musicale une fois de retour à la maison.
- Création d’un programme d’introduction à la musique classique (Keeping Score) qui en présente les origines, les artistes qui l’interprètent et le travail requis pour la jouer. Des produits dérivés ont été developpés en appui à une diffusion élargie du contenu du programme, y compris en milieu scolaire.
- Offre de programmes parascolaires pour initier les enfants à la musique classique.
Visitez le site Web de l’orchestre pour en apprendre davantage.
Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/22/2010 08:22 par 50c
Deux articles intéressants aujourd’hui sur l’utlisation que font des groupes musicaux des nouvelles technologies pour joindre et animer leur public :

- Le groupe électro-jazz québécois Misteur Valaire a dévoilé les résultats de sa stratégie de distribuer ses albums sur le Web en demandant aux personnes qui le téléchargent de payer le montant de leur choix. Résultat : le groupe vend autant d’albums traditionnels qu’il y a de téléchargements. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur cette approche en cliquant ici.
- Lors d’un concert extérieur récent, le New York Philarmonic a demandé aux spectateurs de lui envoyer des messages textes pour choisir la pièce musicale qui allait être présentée lors du rappel. Ce faisant, les personnes participantes ont eu droit à un rabais sur l’achat d’un CD en production et l’orchestre a pu recueillir de nouveaux noms et de nouvelles coordonnées de gens intéressés à ses activités pour sa liste de diffusion. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/21/2010 08:52 par 50c
Le président du National Endowment for the Arts, M. Rocco Landesman, a déclaré ce qui suit récemment à propos de l’apport des arts aux municipalités :
Les personnes qui travaillent dans le milieu des arts ne fabriquent pas des bidules ; ils créent des lieux. Ils créent des lieux où les gens veulent vivre, travailler et s’amuser. Ils contribuent à la qualité de vie des villes et à leur renouvellement. Ils y parviennent en changeant les caractéristiques physiques et sociales d’une communauté, en animant des lieux, en modifiant la circulation pédestre et en créant généralement des expériences qui rassemblent le public.
M. Landesman n’est pas le premier intervenant à parler de l’apport des arts aux milieux urbains, mais j’aime bien qu’il mentionne le rôle rassembleur des arts.
Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/19/2010 11:14 par 50c

De plus en plus de gens invitent des artistes professionnels à se produire à leur domicile, notamment en chanson-musique et en littérature. Ces performances intimes sont une excellente façon d’introduire ses voisins et ses amis à des artistes locaux de talent ou même d’accueillir des artistes de renom. Voici les étapes à suivre si une telle expérience vous intéresse :
- Si le concert a lieu à l’extétrieur, renseignez-vous sur les règlements municipaux pertinents, notamment ceux qui ont trait au bruit.
- Contactez l’artiste ou son gérant pour vous renseigner sur le cachet et les indemnités forfaitaires (frais de déplacement et autres dépenses, s’il y a lieu) pour un concert ou une performance à domicile. Obtenez aussi les exigences techniques pour déterminer si vous devez louer un système de son ou d’éclairage.
- Invitez vos voisins à se joindre à vous pour éviter de recevoir des plaintes. Au pis aller, avertissez votre voisinage que vous accueillez des artistes et informez-les de l’heure à laquelle la performance ou les festivités prendront fin.
- Vous pouvez exiger des frais de participation ou des dons de vos invités pour couvrir vos frais (cachet de l’artiste, bouffe, breuvages, etc.). Vous pouvez aussi recourir à un repas-partage au lieu de vous occuper de nourrir tout le monde.
- Invitez vos convives directement et demandez-leur de confirmer leur présence. Si l’activité est ouverte à tous, faites-en la promotion dans votre voisinage et dans vos réseaux. Identifiez le nombre de gens que vous êtes prêts à recevoir et indiquez-le sur vos outils de promotion (premiers arrivés, premiers acceptés).
- Vérifiez auprès de votre agent d’assurance si votre police couvre la tenue d’un tel événement. Il est possible que vous ayez besoin de la bonifier le temps d’un soir.
- Assurez-vous d’avoir des chaises pour tous.
- Accueillez les gens à la porte et indiquez-leur les règlements de la soirée.
- Achetez plus de papier de toilette.
- Assurez-vous de nourrir et d’héberger votre artiste invité.
Pour en savoir plus sur la tenue d’un concert ou d’une performance chez soi, cliquez ici. Bon spectacle !
Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/14/2010 08:26 par 50c
Le Metropolitain Opera de New York est reconnu non seulement pour la qualité de ses productions, mais aussi pour la diffusion de celles-ci dans des salles de cinéma un peu partout au Canada et aux États-Unis. Cela lui permet de joindre des auditoires qui n’auraient pas la chance d’assister autrement à une de ses perfomances. J’habite à Sudbury (ON) et le multiplexe local diffuse les opéras du Met à guichets fermés. D’autres producteurs d’opéras et de théâtre s’intéressent de plus en plus à ce mode de diffusion, comme en font foi ce premier article et un autre.
Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/12/2010 08:44 par 50c
Une étude produite en 2009 par l’Agence de la santé publique du Canada révèle que le taux d’obésité des Canadiennes et des Canadiens a augmenté depuis 2003. L’obésité se définit par un excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé. Une personne sur quatre au pays serait obèse. Les gens engraisseraient jusqu’à l’âge de 65 ans. Quel rapport y a-t-il entre ces constats et le monde des arts et de la culture ? De nombreuses études ont démontré que le public consommateur des arts de la scène traditionnels (théâtre, musique classique, opéra, danse, etc.) est vieillissant. Il est donc possible qu’un plus grand nombre de spectatrices et de spectateurs fassent de l’embonpoint. Des salles de spectacles commencent à s’ajuster à cette réalité en installant des fauteuils plus larges et en augmentant l’espace pour les jambes pour faire en sorte que tous leurs clients puissent assister confortablement aux performances. Pour en savoir plus, cliquez ici. Par ailleurs, il appert que les changements apportés aux sièges seraient aussi pour le confort des spectateurs en général et constitueraient, à certains endroits, un moyen d’augmenter le coût des billets. Vous trouverez de plus amples détails à ce propos ici.
Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/09/2010 08:15 par 50c
Le premier but de la culture, ce n’est pas que les artistes soient heureux et bien payés. Je regrette pour eux, mais ce n’est pas ça, le premier but de la culture. C’est que la population ait l’occasion de modifier sa vie grâce à la culture. (…) Le premier rayonnement de la culture doit se faire sur son territoire.
Lise Bissonnette, ancienne directrice du journal Le Devoir et ancienne présidente-directrice générale de la Grande Bibliothèque (source : Roch Côté, Le flambeau aux jeunes, L’actualité, août 2010).
Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/06/2010 03:42 par 50c
La compagnie américaine de théâtre Theater of War se spécialise dans la lecture de textes du tragédien grec Sophocle pour les militaires américains et leurs familles. Tout en joignant un public qui ne s’intéresserait peut-être pas d’emblée au théâtre classique (encore moins à la lecture d’un texte plutôt qu’à une production), la compagnie cherche à encourager un dialogue avec les militaires sur les défis qu’ils doivent relever en compagnie de leurs familles. L’expérience de guerre est partagée ainsi à travers les siècles, ce qui permet de briser l’isolement des militaires d’aujourd’hui et des personnes qui les entourent. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 07/01/2010 09:22 par 50c
Une nouvelle étude du National Endowment for the Arts, organisme américain voué à la promotion des arts, démontre que les gens qui consomment les arts par l’entremise des nouvelles technologies de communication (en accédant à des informations, extraits, clips, aperçus d’expositions et performances disponibles sur le Web) ou des technologies traditionnelles (télévision, enregistrements, etc.) sont plus aptes à participer à des événements artistiques en direct. L’étude indique aussi qu’il existe un rapport entre le niveau d’éducation des individus, leur utilisation de l’Internet et leur assistance aux arts. Je vous invite à jeter un coup d’oeil à la version multimédia de cette recherche. Cela constitue une expérience en soi.
Denis Bertrand