Archives de novembre, 2011

Les communautés culturelles et la consommation de la culture “locale”

Le 15 novembre 2011

Discussion intéressante cet après-midi à l’émission L’après-midi porte conseil, diffusée sur la Première Chaîne de la SRC. Elle portait sur la consommation de la culture québécoise par les communautés culturelles. J’avoue que j’ai été surpris par les propos des panélistes qui semblent être de grands consommateurs de produits artistiques “locaux”. Cette situation pourrait être attribuable au fait qu’ils habitent à Montréal, ville qu’ils définissent comme “un vivier de culture”, non seulement québécoise, mais aussi internationale. Par contre, les panélistes ont constaté que les communautés culturelles sont peu présentes dans les téléromans et au théâtre. Selon eux, il est important pour les communautés de voir des choses dans lesquelles elles peuvent se reconnaître. Bonne écoute !

Denis J. Bertrand

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“Nous avons pour tâche d’aimer le public.”

Le 15 novembre 2011

Le dramaturge américain Jeffrey Hatcher (photo) prenait la parole récemment devant les délégués de la National Performing Arts Convention aux États-Unis. Il y était pour discourir sur les attentes du public envers le milieu des arts en général et du théâtre en particulier. Il s’est attardé assez longuement dans son allocution au rôle des critiques et à leur influence sur les goûts du public. Mais ce n’était pas la partie la plus intéressante de son exposé. Voici les éléments qui se rapprochaient davantage de la thématique qui lui avait été proposée : 

Le milieu d’affaires dans lequel nous travaillons - et nous sommes en affaires, même si nous oeuvrons dans le secteur à but non lucratif - est celui des communications. Nous créons des contacts. Et ce point de contact est entre nous, gens de théâtre, et le public. (…)

Lorsque le rideau se lève, nous devons divertir le public, l’interpeller, l’enchanter, le faire progresser. Il ne faut pas le rebuter. La dernière chose dont nous avons besoin, c’est de l’aliéner. (…)

Nous avons pour tâche au théâtre de travailler suffisamment fort pour aimer le public comme il se doit, sans contraintes ou effusions, avec respect.    

Pour M. Hatcher, les liens qui se tissent entre les artistes et le public sont une bonne façon de passer outre aux critiques, négatives ou élogieuses, formulées par les médias à l’égard des productions théâtrales. Il est d’avis que le public est capable d’en arriver à ses propres conclusions par rapport à la qualité d’un spectacle. 

Denis J. Bertrand

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À propos des attentes des lecteurs d’aujourd’hui

Le 14 novembre 2011

L’auteur Dany Laferrière affirmait ce qui suit dans Le Devoir la fin de semaine dernière :

Le lecteur d’aujourd’hui demande à voir l’auteur, à le toucher, à l’entendre dire son texte, effaçant de fait cette entente tacite entre l’auteur invisible et le lecteur solitaire. Ils se rencontrent dans les salons du livre. De plus en plus de gens ne trouvent aucun intérêt à un livre dont ils ne connaissent pas l’auteur. Ses manies. Son lieu de travail. Ses influences. Tout doit être mise à nu. Démystifié. Ce qui fait que les auteurs font la tournée des festivals pour se montrer. Un jour, au lieu de lire un livre, on se contentera de voir l’écrivain.      

M. Laferrière a raison. Nous vivons à l’ère du visuel et des informations instantannées disponibles à la radio, à la télé et en ligne. La distance qui existait jadis entre le public, ses artistes et ses politiciens a été réduite considérablement avec la prolifération des médias. Et dans le marché hautement concurrentiel de l’édition (on peut en dire autant des arts de la scène), les auteurs et les éditeurs doivent se démarquer et se rapprocher des lecteurs. Il va de soi que les salons du livre jouent un rôle important à cet égard. Mais il est aussi possible “d’être présent” auprès du public tout au long de l’année :

  • Les maisons d’édition peuvent créer des blogues animés par les auteurs qui s’apprêtent à publier de nouveaux ouvrages. Ceux-ci peuvent y décrire leur processus créatif et les découvertes qu’ils ont fait en cours de rédaction. Ils peuvent même recommander des ouvrages de leurs pairs qu’ils aiment ou qu’ils jugent “complémentaires” à leurs propres travaux. Le public aura ainsi l’occasion de “plonger” dans l’univers de ses auteurs favoris. 
  • La production de capsules vidéo conversationnelles avec les auteurs qui se présentent et abordent les thématiques soulevées par M. Laferrièere, disponibles sur les sites Web et les médias sociaux des éditeurs.  
  • Des lectures d’extraits de nouveaux ouvrages, faites par les auteurs eux-mêmes ou des comédiens, disponibles en formats vidéo et audio, téléchargables pour le partage en ligne et la baladodiffusion. 

Ce ne sont là que quelques idées que vous pouvez considérer. J’invite d’ailleurs les éditeurs et les fervents de lecture à me faire parvenir leurs suggestions pour créer et maintenir le rapprochement décrit par M. Laferrière entre les auteurs et le public. Je les afficherai sur ce blogue.

  

Denis J. Bertrand

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Découvrez le communiqué de presse 2.0

Le 11 novembre 2011

Le communiqué de presse traditionnel cède lentement mais sûrement sa place au “communiqué branché sur les médias sociaux” (”social media press release“). Comme je n’ai pas trouvé d’équivalent officiel en français à son appellation anglaise, je l’ai baptisé le communiqué 2.0. Vous pouvez en apprendre davantage sur le sujet en cliquant ici.

Le communiqué 2.0 comprend les éléments suivants :

  1. Les coordonnées de la personne-ressource en en-tête.
  2. Le titre du communiqué. 
  3. Les faits saillants de la nouvelle.
  4. Des liens vers des ressources en ligne qui permettent une mise en contexte de la nouvelle.
  5. Des photos, un fichier MP3 ou un lien vers un fichier balado, des tableaux ou logos pertinents et une capsule vidéo que les journalistes peuvent télécharger, écouter ou visionner.
  6. D’autres liens pertinents (ex., documents à télécharger).
  7. Des citations des personnes à la source de la nouvelle et d’observateurs intéressés.
  8. Des liens vers la couverture médiatique déjà disponible.
  9. Des paragraphes passe-partout que les médias peuvent réutilisés.
  10. Des liens vers un communiqué de presse plus formel ou un document explicatif de la nouvelle. 
  11. Des fonctions de partage de la nouvelle en ligne. 

Le communiqué de presse 2.0 est une façon d’offrir des suppléments d’informations aux journalistes dont les nombres sont en baisse dans plusieurs salles de rédaction (donc, plus occupés à couvrir une variété de sujets). 

Cliquez ici pour voir un exemple d’un courriel qui épouse l’approche préconisée par le communiqué 2.0.

 

Denis J. Bertrand

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Comment se passe votre début de saison ?

Le 11 novembre 2011

La saison artistique 2011-2012 est en marche depuis quelques semaines déjà et l’heure est aux premiers bilans. Par exemple, avez-vous atteint vos objectifs de ventes d’abonnements, de forfaits, de billets ou de produits (livres, CD, etc.) ? Vos taux d’assistance sont-ils à la hausse, à la baisse ou plafonnent-ils ? Vos ventes en général se portent-elles bien ou y aurait-il place à de l’amélioration ? Êtes-vous déçus des résultats obtenus malgré vos meilleurs efforts ?

Sachez qu’il y a des solutions à vos défis. 

diane-3

Ma collègue Diane Chevrette (photo) et moi sommes en mesure de les trouver en votre compagnie. Diane est consultante en marketing direct et relationnel pour le milieu culturel, ainsi qu’en mise en place ou révision des opérations de billetterie. Elle possède plus de vingt ans d’expérience dans le domaine et compte parmi ses clients la Salle Albert-Rousseau (Québec) et le Cirque du Soleil. Pour ma part, j’oeuvre dans le domaine des arts, des communications et du marketing depuis plus de 30 ans, dont une dizaine d’entre elles vouées tout particulièrement au développement de public. J’ai produit des stratégies en la matière pour des clients tels que le Théâtre du Nouvel-Ontario (Sudbury), le Théâtre du Rideau Vert (Montréal), le Centaur Theatre (Montréal), La Nouvelle Scène et ses compagnies résidantes (Ottawa), Dusk Dances (Toronto) et le Festival littéraire Frye (Moncton).

Nos connaissances en développement de public pour les arts nous permettent de vous proposer une variété de stratégies taillées sur mesure pour joindre et fidéliser vos publics acquis et potentiels. Par exemple, nous pouvons :

  • Procéder à une analyse de vos ventes.
  • Dresser un portrait de votre clientèle actuelle.
  • Analyser votre prochaine saison ou la prochaine édition de votre événement afin d’identifier les nouveaux publics susceptibles de s’y intéresser.
  • Recommander les approches et les outils requis pour communiquer avec vos clients les plus fidèles et les gens que vous aimeriez accueillir chez vous.
  • Développer des programmes de fidélisation qui assureront le retour de votre public acquis et des nouveaux venus.
  • Vous appuyer, au besoin, avec la mise en oeuvre de votre plan de développement et de fidélisation de public.

Nous pouvons discuter de vos défis sans aucune obligation de votre part. Parlons et voyons si nous pouvons travailler ensemble. Nous pourrons ensuite vous soumettre, si vous le désirez, un devis pour nos services. Pour nous joindre, il suffit de cliquer ici ou de composer le 514.946.3466.

Sachez que nous pouvons animer aussi des ateliers pragmatiques sur le développement et la fidélisation du public.

Andy Warhol affirmait :

On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.

Nous vous invitons donc à faire un geste pour explorer les nouvelles avenues qui s’offrent à vous pour votre saison en cours ou pour 2012-2013. Au plaisir !

P.-S. Si vous êtes pleinement satisfaits de votre rendement, félicitations ! Par contre, si vous connaissez des pairs qui pourraient profiter de nos services, n’hésitez pas à leur acheminer un lien vers ce billet. Merci !

Denis J. Bertrand

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Entrevue sur les médias sociaux

 

Le 10 novembre 2011

J’ai donné ce matin une entrevue à l’émission matinale locale de la Première chaîne de la SRC portant sur les médias sociaux, en vue d’une conférence que j’animerai ce soir pour le compte du Regroupement des gens d’affaires francophones (RGAF) de Sudbury. Vous pouvez écouter l’entrevue en cliquant ici.

Denis J. Bertrand

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Système de billetterie à carte magnétique en provenance de l’Acadie

Le 9 novembre 2011

Je croise souvent dans le cadre de mon travail des fournisseurs de services de billetterie qui me parlent de leurs produits. J’emmagasine ces renseignements et lorsque des circonstances se présentent, je les refile au besoin à mes clients pour qu’ils s’informent davantage. Ils sont libres de faire appel aux services qui leur conviennent.

Mais voici un service qui a été porté à mon attention récemment, en provenance de l’Acadie du Nouveau-Brunswick. Le Phonograph Studio de Caraquet offre un un système de billetterie à carte magnétique. Je vous invite donc à jeter un coup d’oeil au lien précédent pour déterminer si un tel service pourrait vous être utile. 

Denis Bertrand

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Comment joindre et cultiver des groupes

Le 8 novembre 2011

Une façon de remplir un lieu est de solliciter la participation de groupes constitués de membres de clubs sociaux, de dirigeants et d’employés d’entreprises, d’enseignants et d’étudiants, etc. Voici quelques étapes à suivre pour soulever l’intérêt de groupes pour vos activités :  

  1. Procédez à une analyse de votre programmation ou de votre événement. Quels sont les sujets ou les thèmes abordés ? Outre leurs intérêts artistiques, quelles autres préoccupations animent les artistes participants ? Épousent-ils des causes sociales ou environmentales, par exemple ?  
  2. Établissez des liens entre les thèmes issus de votre programmation, les préoccupations des artistes et des entreprises ou des groupes actifs dans votre entourage, votre communauté, votre localité. Déterminez lesquels sont susceptibles de s’intéresser à votre produit ou aux artistes en fonction de leurs intérêts professionnels, sociaux, éducationnels ou autres.
  3. Voyez si des membres de votre conseil d’administration, collègues de travail, amis ou parents connaissent des personnes actives au sein de ces groupes ou de ces entreprises. N’hésitez pas à faire appel à eux pour faciliter votre contact initial auprès des groupes visés.   
  4. Prenez le temps d’apprendre à connaître ces groupes afin de déterminer les meilleures approches pour les convaincre de se joindre à vous.
  5. Une fois que vous avez établi un contact avec ces groupes et capté leur intérêt, développez des offres pour les inciter à se présenter à votre événement : tarifs de groupes, des occasions de socialisation entre eux avant ou après l’activité (ex., inclure un vin et fromage que vous organisez dans le tarif de groupe), une visite exclusive des coulisses, une rencontre-discussion avec vous et les artistes, la chance de rencontrer d’autres personnes qui partagent leurs intérêtes, etc. N’hésitez pas à personnaliser vos offres en fonction des intérêtes des groupes. 
  6. Mentionnez la présence de ces groupes à l’ensemble de votre public en direct ou dans le programme de l’événement.
  7. Remerciez ces groupes pour leur participation.
  8. Sondez-les pour savoir s’ils ont aimé ou non leur expérience. Faites les suivis nécessaires s’il y a lieu.
  9. Gardez le contact avec eux en vue de la prochaine saison ou du prochain événement.

Oui, joindre des groupes représente plus de travail que simplement vendre des billets simples, mais les bénéfices en valent la peine. Non seulement vendrez-vous plus de billets et possiblement d’abonnements, mais vous augmenterez le rayonnement de votre organisme ou de votre entreprise. 

Denis Bertrand

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Des organismes artistiques “s’ouvrent” aux jeunes gens d’affaires

Le 4 novembre 2011

Maintenant âgé de 51 ans, je ne suis plus une jeune personne d’affaires. C’est pourquoi j’envie mes pairs âgés de 25 à 45 ans qui ont l’occasion ces jours-ci de se joindre à des clubs mis sur pied exlusivement pour eux par des organismes artistiques, tels que le Musée des beaux-arts de l’Ontario (Toronto) et le Centre Segal (Montréal). Les jeunes membres de ces clubs ont accès à des activités et à des rencontres artistiques exclusives, en plus de profiter d’occasions de socialisation et de réseautage dans un cadre plus stimulant qu’une salle de réception traditionnelle ou un restaurant. L’initiative permet aussi d’attirer un plus jeune public et d’inviter les membres de ces clubs à s’investir davantage dans le fonctionnement et le financement (eh oui !) des organismes artistiques qui les accueillent.     

Denis Bertrand

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À propos de l’importance du service à la clientèle

Le 3 novembre 2011

Des responsables du marketing d’orchestres américains se sont réunis récemment pour discuter d’approches pour recruter de nouveaux spectateurs. Ils ont constaté qu’ils étaient tous aux prises avec un taux élevé de roulement des publics.

Une analyse plus poussée des données à leur disposition leur a permis de dresser un portrait du public présent dans leurs salles. Il est constitué en partie :

  • D’un auditoire fidèle.
  • De nouveaux venus.
  • De consommateurs occasionnels.
  • De personnes présentes pour des occasions spéciales.
  • D’abonnés à une série limitée de performances.
  • D’individus qui reviennent régulièrement sans s’abonner pour autant.

Les orchestres ont pris la peine de sonder ces personnes sur leur expérience lorsqu’elles assistent à un concert. Elles ont fini par identifier seize facteurs principaux qui influencent l’assistance aux performances. Les voici :

  • Le produit de base : le répertoire offert ; le lieu ; la musique contemporaine ; une expérience enrichissante ; le prestige et la qualité de l’orchestre.
  • La mise en valeur de la musique : les informations additionnelles fournies au public ; les interactions en direct de la scène ; les effets spéciaux.
  • L’accessibilité du lieu : la facilité d’accès ; le stationnement ; la disponibilité pour assister aux performances.
  • Les expériences sociales : une sortie sociale ; le bar ; un club (des réguliers) de l’orchestre.
  • Les transactions : la planification de la sortie et l’achat des billets ; les échanges possibles.      

Parmi ces seize facteurs, on retrouvait en tête de liste :

  • L’accès à du stationnement.
  • La possibilité ou non de pouvoir échanger ses billets.

Les orchestres ont aussi constaté qu’elles ne pouvaient desservir ou s’adressr à ces différents publics d’une façon uniforme (un message pour tous). Elles ont donc développé des approches, des stratégies et des offres pour chacun d’eux afin de les inciter à revenir plus souvent ou à s’abonner. 

En somme, en matière de développement de public, l’expérience globale que vous offrez (qui comprend le service à la clientèle), votre familiairté avec votre auditoire et les rapports que vous entretenez avec lui sont tout aussi importants que la qualité de la performance que vous offrez sur scène ou dans votre lieu de diffusion.

Pour en savoir plus, cliquez ici. Je remercie Shoshana Fanizza pour ce tuyau.  

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