Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 10/07/2011 02:33 par Denis Bertrand

Le 7 octobre 2011
Je poursuis donc mon retour sur le Colloque sur la Participation culturelle en mutation organisé plus tôt cette semaine par Culture Montréal et Culture pour tous. Au menu aujourd’hui : les jeunes et la culture.
Selon moi, voici les faits saillants des discussions qui ont porté sur ce thème :
- Les jeunes s’intéressent à la culture populaire (la musique, l’audiovisuel, la lecture). Leur intérêt pour les arts classiques se développe plus tard, à l’école et par l’entremise de leur réseau social.
- Les préadolescents et les adolescents ont recours à la technologie (dont les médias sociaux) pour accéder au monde extérieur et pour sortir de leur voisinnage immédiat.
- Ils sont plus susceptibles de s’ouvrir à d’autres cultures et sont plus aptes de déchiffrer les codes qui les accompagnent afin de mieux y circuler.
- Les jeunes habitent le monde.
- Les médias sociaux sont les outils de communication des jeunes. Ils ne se téléphonent pas ou peu. On ne les joint pas en ayant recours aux médias traditionnels (presse écrite, radio, télé).
- Pour en apprendre davantage sur les rapports que les jeunes d’ici entretiennent avec les arts et la culture, le monde extérieur et la technologie, visionnez les portraits d’adolescents et de jeunes adultes de la série documentaire Web, Ma tribu c’est ma vie, réalisée par Myriam Verreault pour le compte de l’Office national du film (ONF).
Les organismes artistiques désireux de joindre cette clientèle doivent tenir compte des facteurs suivants :
- Il faut faire une place à la culture des jeunes. Pour la découvrir, il faut interagir avec eux et prendre le temps de les connaître.
- Les organismes doivent offrir des activités qui s’adressent à la famille pour éveiller l’intérêt des enfants pour les arts et la culture.
- Créez des clubs jeunesse en ligne.
- Indentifiez de jeunes blogueurs qui partagent vos intérêts et invitez-les à écrire à votre propos. Donnez-leur accès à des exclusivités, aux artistes, etc. Invitez-les à faire partie de “votre famille”.
- Allez joindre les jeunes là où ils se trouvent, y compris dans les établissements scolaires ou d’éducation supérieure.
- Adressez-vous à des groupes de jeunes et à leurs chefs de file. L’influence des pairs est un facteur important pour les jeunes.
Prochain billet : les pratiques numériques et autres notes d’intérêt.

Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 10/06/2011 04:51 par Denis Bertrand

Le 6 octobre 2011
Le Colloque sur la Participation culturelle en mutation, organisé par Culture Montréal et Culture pour tous, qui a eu lieu les 3 et 4 octobre derniers à Montréal, se penchait notamment sur la participation et la consommation culturelles des citoyens issus de l’immigration et des plus jeunes générations, de même que sur la culture numérique. Je vais tenter de vous offrir un compte rendu des discussions qui ont porté sur chacun de ces thèmes au cours des prochains jours.
Comme ce genre d’événement est souvent l’occasion de dévoiler et de discuter de recherches scientifiques qui portent sur de telles questions, je considère qu’une partie de mon travail d’expert-conseil en développement de public pour les arts est de les décortiquer afin de trouver des applications pratiques que je peux recommander à mes clients. C’est donc de cette perspective que j’aborde la participation des communautés culturelles.
D’abord, je dois avouer que je n’ai pu assister à la table-ronde vouée aux publics issus de l’immigration. Par contre, j’ai pu suivre les discussions sur Twitter et m’entretenir avec des personnes qui y étaient et qui ont partagé leurs notes et leurs impressions avec moi. Voici donc ce que j’ai retenu :
- Les communautés culturelles ont leurs propres réseaux de participation, de création et de diffusion culturelles.
- Elles les ont mis sur pied souvent avec très peu de moyens.
- Elles ont recours à des lieux publics, tels que des sous-sols d’églises ou des salles communautaires, pour y tenir leurs événements, avec beaucoup de succès.
Pour les entreprises et les organismes culturels “traditionnels” qui veulent jeter des ponts auprès de ces communautés, voici quelques conseils :
- Prenez le temps d’apprendre à connaître les communautés avec lesquelles vous voulez établir des rapports.
- Rencontrez les chefs de file de ces communautés pour discuter de collaborations possibles, respectueuses de leurs attentes et des vôtres.
- Ces collaborations doivent émerger naturellement de vos discussions plutôt qu’être imposées par un parti ou l’autre.
- Les festivals sont des occasions d’intégrer les pratiques culturelles des publics issus de l’immigration pour les rendre accessibles à la population en général.
- Enfin, selon l’anthropologue Maribel Alvarez, les organismes artistiques doivent se poser les questions suivantes : pour qui faisons-nous de l’art ? Avec qui ? Au sein de quel groupe ? Les réponses à ces questions leur permettront de déterminer leurs actions pour joindre les communautés visées, si tel est leur désir.
Prochain billet : les jeunes générations.

Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 10/05/2011 04:04 par Denis Bertrand

Le 5 octobre 2011
J’ai participé cette semaine à un colloque ayant pour thème La participation culturelle en mutation, organisé par Culture Montréal et Culture pour tous. Des chercheurs, des artistes et des intervenants du milieu artistique s’étaient réunis pour y discuter, entre autres, de la participation culturelle des plus jeunes générations et des citoyens issus de l’immigration. Je vais profiter des prochains jours pour faire le ménage dans mes notes afin de vous offrir ma perception des échanges qui ont eu lieu au cours de l’événement. Entre temps, je vous invite à vous familiariser avec la couverture que les médias ont accordé au colloque :

Denis Bertrand