Archives de septembre, 2011

Colloque sur la participation culturelle

Le 6 septembre 2011

J’assisterai au colloque sur La participation culturelle en mutation, organisé par Culture Montréal, les 3 et 4 octobre prochain. L’événement se penchera, entre autres, sur “l’augmentation et la diversification de l’offre de produits culturels” par rapport à une “stagnation relative de la demande, particulièrement chez les plus jeunes générations et les citoyens issus de l’immigration.” Même si les discussions porteront principalement sur la situation montréalaise, les problématiques qui y seront abordées touchent aussi d’autres milieux urbains, de même que les régions. Surveillez mon blogue puisque je vous rendrai compte de ce que j’y entendrai.

Denis Bertrand

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“L’importance de la diffusion” : entrevues avec des diffuseurs

Le 2 septembre 2011

Je m’étais engagé à vous tenir au courant de l’évolution du projet L’importance de la diffusion : une étude sur la diffusion des arts au Canada, piloté par l’Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA). Vous trouverez sur le site Web du projet un document qui compile des entrevues réalisées auprès de diffuseurs des arts de la scène et d’observateurs de ce milieu, tel que votre humble serviteur. Le document présente bien les défis que doivent relever les diffuseurs dans une variété de domaines, y compris en matière de développement de public. Il ne compte que 20 pages et se lit rapidement. Je vous invite à partager vos commentaires avec moi. Bonne lecture !

Denis Bertrand

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Les conservateurs d’un musée d’arts visuels invitent le public à leur adresser des questions par l’entremise de Facebook

Le 2 septembre 2011

Une fois par mois, les conservateurs du Minneapolis Institute of Arts (photo) répondent aux questions que leur adressent le public par l’entremise de Facebook. Ils se réunissent dans une pièce et établissent un dialogue avec les adeptes et les visiteurs du musée à l’aide de leurs ordinateurs portables. Les conservateurs ont choisi récemment de renverser la pratique en interrogeant à leur tour le public. La thématique la plus populaire était la suivante : si nous en avions les moyens, nommez trois artistes que nous devrions accueillir. La question était hypothétique, mais elle indique que le musée est à l’écoute des intérêts et des préférences de ses supporters. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Voilà donc un autre exemple intéressant d’une utilisation efficace des médias sociaux par une institution culturelle pour approfondir ses rapports avec le public.

Denis Bertrand

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“S’ennuie-t-on au théâtre ?”

Dominick Parenteau-Lebeuf et Olivier Kemeid

Le 1 septembre 2011

J’ai capté hier (le 31 août 2011) une discussion intéressante à l’émission Plus on est de fous, plus on lit, diffusée sur les ondes de la Première Chaîne de la SRC. L’auteure Dominik Parenteau-Lebeuf et le metteur en scène Olivier Kemeid (photos) y discutaient de l’avenir du théâtre au 21e siècle. Le reportage s’est ouvert sur un vox-pop au cours duquel des gens expliquaient (majoritairement, il m’a semblé) pourquoi ils ne vont pas au théâtre. Les trois principales raisons évoquées étaient : 

  • Le manque de temps.
  • Les budgets personnels limités, le coût des billets.
  • Le manque d’intérêt.

L’animatrice Marie-Louise Arseneault a demandé à ses invités de réagir aux propos des personnes interviewées en leur adressant la question suivante : “S’ennuie-t-on au théâtre ?”

Voici un survol des principaux commentaires qu’ils ont émis :

  • Le public au théâtre est captif. Il est conscient de son environnement et de la présence de personnes vivantes sur scène. Il n’y a pas l’éloignement qu’on ressent lorsqu’on va au cinéma. Les gens sont rarement détendus lorsqu’ils vont au théâtre. Ils participent à un rituel, à une mensonge partagé entre eux et les artistes. Le public fait partie du spectacle. Le cinéma, lui, ne demande aucune participation.
  • Le public qui va au théâtre vieillit, au même titre que le restant de la société.
  • Les coûts de production au théâtre sont élevés, ce qui explique celui des billets. Les institutions théâtrales (montréalaises, dans ce cas-ci) doivent aussi s’autofinancer jusqu’à 60 % et plus. 
  • Les gens ont des budgets limités, ils ne peuvent pas tout voir. Ils font des choix.
  • Le théâtre (sur scène et dans la salle) est blanc et peu représentatif de la mosaïque de la population. Par contre, de jeunes artistes issus de communautés culturelles sont sur le point d’amorcer des carrières. L’avenir va se colorer.   
  • Il y a des différences générationelles en matière de consommation des arts. Le théâtre doit sans cesse se questionner par rapport aux avancées des arts et de la technologie. Celui-ci doit embrasser ces changements.

Ces échanges dressent un portrait asssez juste des défis que les théâtres et les arts de la scène doivent relever. Il existe des solutions à ceux-ci. En voici quelques-unes (pour découvrir les autres, il faudra m’embaucher ! ) : 

  • Les théâtres doivent prendre le temps de tisser des liens plus étroits avec le public afin d’en faire un complice, un allié, plutôt que de simplement le traiter comme un consommateur. Ainsi, le public appréciera davantage l’expérience théâtrale qu’on lui propose et se sentira moins captif. 
  • Oui, le public vieillit. Celui-ci est constitué de fidèles adeptes et ceux-ci méritent d’être reconus pour leur soutien. Par contre, les théâtres doivent aussi explorer des moyens pour rajeunir leur public. Il existe des solutions artistiques pour y parvenir (en donnant une place à la “relève”, par exemple) et en misant sur les intérêts des jeunes adultes, souvent à la recherche d’occasions pour socialiser et faire des rencontres. 
  • Le coût des billets n’affecte pas vraiment les gens qui vont fréquemment au théâtre. Il constitue un obstacle pour les personnes qui y vont irrégulièrement et les jeunes adultes qui arrivent sur le marché du travail. L’offre de forfaits destinés à ces clientèles peut être une solution. Quels genres de forfaits ? Il suffit de leur demander.        

Avez-vous des solutions à proposer à votre tour ?

Denis Bertrand

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