Archives de mai, 2011

L’art de bloguer

Le 19 mai 2011

Le blogueur Jean-François Lisée (photo) partage quelques secrets sur l’art de gérer un blogue. Pour les organismes et les entreprises artistiques, la tenue d’un blogue peut remplacer la production d’un bulletin. Le blogue permet la diffusion immédiate d’actualités auxquelles les lectrices et les lecteurs peuvent réagir. Pour les artistes, il s’agit d’un bon outil pour faire pénétrer le public dans votre quotidien. 

Denis Bertrand

[Ask] [BlogBookmark] [Bloglines] [del.icio.us] [Digg] [Facebook] [Faves] [Google] [LinkedIn] [MySpace] [StumbleUpon] [Technorati] [Twitter] [Windows Live] [Yahoo!] [Email]
 

Des musées s’animent et le public suit !

Le 17 mai 2011

Des musées français et européens ont choisi récemment d’ouvrir leurs portes pendant la nuit et d’y tenir une variété d’activités d’animation artistique. Le public était au rendez-vous ! Pour en savoir plus, cliquez iciici et ici. Voilà un modèle qui peut inspirer d’autres lieux de diffusion désireux de joindre de nouveaux publics. 

Denis Bertrand

[Ask] [BlogBookmark] [Bloglines] [del.icio.us] [Digg] [Facebook] [Faves] [Google] [LinkedIn] [MySpace] [StumbleUpon] [Technorati] [Twitter] [Windows Live] [Yahoo!] [Email]
 

Partenariats entre les arts, les organismes et les établissements d’enseignement locaux

Le 16 mai 2011

Plusieurs spectacles abordent des thèmes sociaux, qu’il s’agisse du racisme, de l’abus physique, sexuel ou moral de personnes, etc., ou d’actualité ou historiques reliés à des événements dont les effets se font (encore) sentir au sein d’une communauté en particulier ou d’une société. Les artistes traitent ces sujets avec leurs sensibilités et les moyens à leur disposition pour amener le public à réfléchir ou à réagir à l’histoire ou aux circonstances qui lui sont présentées. L’offre de tels spectacles constitue une occasion pour le producteur ou le diffuseur de tisser des liens avec des organismes locaux de services sociaux ou à vocation historique, patrimoniale ou éducative pour joindre un auditoire élargi. Ces partenariats permettent également de situer une oeuvre dans un contexte auquel le public peut s’identifier. Voici les étapes à suivre pour créer de tels partenariats :

  • Procédez à une analyse de l’oeuvre en question et identifiez les thèmes qu’elle aborde. 
  • Voyez s’il existe dans votre communauté des organismes ou des établissements (collèges, universités, etc.) qui travaillent dans les domaines associés aux thèmes du spectacle.
  • Allez les rencontrer aussitôt que possible (n’attendez un mois avant la première !) pour explorer la possibilité d’établir un partenariat.
  • Vous ne sollictez pas l’approbation de l’oeuvre auprès de vos interlocuteurs. Votre liberté de parole demeure. Il s’agit plutôt de leur indiquer que la présentation du spectcale peut être une occasion pour eux de sensibiliser le public à leur cause et de promouvoir leurs services (que vos interlocuteurs soient d’accord avec la teneur du spectacle ou non). 
  • S’il y a entente au niveau des objectifs poursuivis par le produceur ou le diffuseur et l’organisme ou l’établissement visé, discutez de vos attentes respectives envers votre partenariat.
  • Celui-ci devrait inclure le partage de listes de diffusion. Votre interlocuteur peut s’engager à diffuser un article promotionnel du spectacle au sein de son réseau et vous à faire de même pour votre interlocuteur.
  • Vous pouvez inviter votre interlocuteur à participer, en votre compagnie, à une séance questions-réponses (rencontre autour de la création) après le spectacle. Vous pouvez aussi l’interviewer pour dresser un parallèle entre le ou les thèmes du spectacle et les réalités vécues sur le terrain. L’entrevue peut-être diffusée sur votre site Web ou par l’entremise de vos médias sociaux, en guise de complément aux autres informations que vous fournissez à vos adeptes et au public. Un porte-parole de l’organisme ou de l’établissement peut offrir aussi une courte conférence au public avant la première du spectacle. 
  • À vous de déterminer la nature de votre relation et la visibilité que vous voulez vous accorder mutuellement, dans le respect de vos objectifs communs et individuels respectifs. 

Ce genre d’approche ne s’applique pas à tous les spectacles ou à toutes les oeuvres. Vos collègues et vous êtes les mieux placés pour le savoir. Par contre, des partenariats entre les arts, les services sociaux, les organismes à vocation historique ou le monde de l’éducation sont autant d’occasions pour joindre de nouveaux publics et obtenir une reconnaissance addtionnelle de votre communauté, ce que vos bailleurs de fonds apprécieront.     

Denis Bertrand

[Ask] [BlogBookmark] [Bloglines] [del.icio.us] [Digg] [Facebook] [Faves] [Google] [LinkedIn] [MySpace] [StumbleUpon] [Technorati] [Twitter] [Windows Live] [Yahoo!] [Email]
 

Bonne nouvelle pour les musées québécois

Le 12 mai 2011

Le quotidien Le Devoir rapporte que la fréquentation des musées québécois a augmenté de 7 % en 2010 grâce à des expositions qui ont eu lieu à l’extérieur de leurs murs, dans des lieux publics achalandés. Un autre exemple que le décloisonnement des arts (tenir des événements hors des lieux traditionnels de diffusion) permet de joindre le public. Je remercie Simone Saint-Pierre pour ce tuyau.

Denis Bertrand

[Ask] [BlogBookmark] [Bloglines] [del.icio.us] [Digg] [Facebook] [Faves] [Google] [LinkedIn] [MySpace] [StumbleUpon] [Technorati] [Twitter] [Windows Live] [Yahoo!] [Email]
 

Vendez votre “marque”

Le 11 mai 2011

Lorsqu’il est question de développement de public pour les arts, on pense souvent à des stratégies qui nous aideront à vendre ou à promouvoir une saison, des spectacles, des événements ou des biens durables, mais il y a aussi une autre composante qui est souvent négligée : la promotion de votre organisme ou de votre entreprise elle-même. On parle alors de promouvoir ou de vendre votre marque ou votre enseigne. Cette approche a pour but de vous présenter au public comme un organisme ou une entreprise digne de confiance d’une saison à l’autre, vers lequel ou laquelle les gens peuvent se tourner parce qu’ils sont convaincus de l’excellence de votre travail et, ainsi, prêts à vous soutenir bon an mal an. Voici comment vous pouvez vendre votre marque :

  • Faites le récit de votre organisme ou de votre entreprise. 
  • Parlez de vos origines, de votre raison d’être, de votre évolution.
  • Mentionnez vos bons coups, les défis que vous avez ou que vous devez relever, des leçons apprises au fil des ans.
  • Parlez de l’impact que votre organisme, votre entreprise, votre programmation ou vos produits ont eu sur le public. Faites référence à des cas ou à des témoignages en particulier.
  • Insérez des anecdotes amusantes tirées de votre quotidien, de vos antécédents, en rapport avec votre lieu.
  • Parlez de votre vision d’avenir et de la place que le public doit y occuper.  
  • Examinez tous vos outils promotionnels, y compris votre signature graphique (logo). Vous aident-ils à projeter l’image que vous souhaitez dans l’esprit des gens ?     

Une fois votre récit établi, sollictez des invitations à titre de conférencier ou de conférencière auprès d’organismes locaux (chambres de commerce, clubs sociaux, regroupements de gens d’affaires, associations professionnelles, etc.) et allez leur raconter votre histoire. Appuyez votre récit avec une présentation PowerPoint chargée de photos. Évitez l’énumération de statistiques et l’enchaînement de graphiques. Le but de l’opération est “d’humaniser” votre organisme ou votre entreprise auprès de vos interlocuteurs. Gardez les statistiques pour les fonctionnaires.   

En permettant au public d’apprendre à vous connaître au-delà de vos quatre murs ou de votre appellation, vous vous démarquerez de vos concurrents (vous en avez, n’ayez crainte) et tisserez un lien de confiance avec votre communauté (définissez-la à votre guise) qui vous sera utile, bon temps, mauvais temps.

Denis Bertrand

[Ask] [BlogBookmark] [Bloglines] [del.icio.us] [Digg] [Facebook] [Faves] [Google] [LinkedIn] [MySpace] [StumbleUpon] [Technorati] [Twitter] [Windows Live] [Yahoo!] [Email]
 

Comment être au service de clientèles qui paraissent difficiles à joindre

Le 9 mai 2011

J’ai participé la semaine dernière au septième Forum des arts et de la culture du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA). J’y animais un atelier sur les communautés de pratique mises sur pied par l’organisme, de même qu’un panel inter-cultures portant sur la diversification des auditoires. Des représentants des communautés culturelles francophones de la province, de même que des personnes actives dans les milieux des arts, de la culture et de l’éducation y siégeaient. Les discussions avec les délégués du Forum ont porté, en partie, sur les défis que doivent relever les producteurs et les diffuseurs de spectacles pour joindre certains segments de la population franophone. Les panélistes leur ont formulé les suggestions suivantes : 

  • Prenez d’abord le temps de bien connaître les segments visés. Rencontrez des chefs de file ou des organismes qui représentent ces groupes. Soyez à leur écoute. Établissez un dialogue.
  • Déterminez si vos interlocuteurs peuvent vous aider à joindre le groupe ou le segment visé. Établissez un partenariat.
  • Déternminez les meilleurs moyens de joindre ces groupes ou ces segments. Ne prenez pas pour acquis que vos pratiques usuelles seront suffisantes. 
  • Ajustez votre programmation, s’il y a lieu, pour répondre aux réalités des groupes ou des segments visés. 

Ces conseils sont valables pour tout groupe ou pour toute entreprise artistique qui veut diversifier sa clientèle courante.     

Denis Bertrand

[Ask] [BlogBookmark] [Bloglines] [del.icio.us] [Digg] [Facebook] [Faves] [Google] [LinkedIn] [MySpace] [StumbleUpon] [Technorati] [Twitter] [Windows Live] [Yahoo!] [Email]
 

Les réseaux sociaux et de multiples utilisations “artistiques” plus ou moins efficaces

Le 4 mai 2011

J’ai croisé deux articles intéressants ces derniers jours qui ont trait aux médias sociaux et aux arts. Dans le premier, il est question de savoir si Twitter permet à une nouvelle comédie musicale américaine (Sister Act) de vendre plus de billets. Les attentes de l’équipe de production sont que les médias sociaux génèrent une promotion bouche à oreille favorable du spectacle, mais en matière de ventes, elle doit encore retrousser ses manches et s’adresser directement aux publics les plus susceptibles de s’y intéresser (églises aux dénominations variées, synagogues, gens d’affaires, groupes religieux, groupes scolaires, etc.). D’autre part, un blogueur s’attarde à l’utilisation que font des organisnmes artistiques et des artistes de leurs comptes Twitter. Il note que le Metropolitan Opera parle de ses productions en cours, d’événements connexes susceptibles d’intéresser ses lecteurs et qu’il réaffiche sur son compte les commentaires de ses adeptes. Il n’y est jamais question de ventes de billets ou de critiques de spectacles. Il est clair aussi qu’une personne à l’emploi de la compagnie suit de près le compte Twitter et founit des réponses rapidement aux gens qui y affiche des questions. Par ailleurs, le blogueur déplore que des artistes fassent appel à des auteurs à gages pour alimenter leurs comptes, ce qui nuit à la personnalisation des rapports entre eux et le public. Autre anecdote amusante : une enseignante a voulu déterminer si la diffusion d’informations personnelles à son propos sur Twitter lui permettrait de se rapprocher davantage de ses étudiants. Elle a donc décidé de mener une expérience. Elle a créé trois comptes fictifs et attribué des qualités différentes à chacune de ses “enseignantes” (une partageait son quotidien en ligne, la seconde ne diffusait que des informations académiques et la troisième constituait un amalganme des deux personnalités précédentes). Il appert que les étudiants ont manifesté plus de confiance envers l’enseignante qui parlait de son quotidien. Quelle leçon faut-il tirer de tout cela ? Évitez d’utiliser les médias sociaux comme s’il s’agissait d’un babillard au supermarché (photo). N’oubliez pas qu’il s’agit de médias sociaux. Soyez sociables. Il est préférable de dialoguer et de partager plutôt que claironner.

       

Denis Bertrand

[Ask] [BlogBookmark] [Bloglines] [del.icio.us] [Digg] [Facebook] [Faves] [Google] [LinkedIn] [MySpace] [StumbleUpon] [Technorati] [Twitter] [Windows Live] [Yahoo!] [Email]
 

Visez une clientèle en particulier plutôt que la masse

Le 3 mai 2011

Le président du John F. Kennedy Center for the Performing Arts, Michael Kaiser (photo), a écrit récemment que les organismes artistiques doivent éviter de se promouvoir auprès de la masse (par l’entremise de publicités à la télévision, par exemple). Ils ont intérêt plutôt à diriger leurs efforts promotionnels vers ceux qu’il appelle les “acheteurs marginaux”. Selon Kaiser, il est plus profitable de répéter des messages auprès d’une clientèle potentielle en particulier que de tenter de joindre tout le monde (généralement, sans les moyens requis pour y parvenir et souvent sans succès). Dans ce cas-ci, les ”acheteurs marginaux” sont des personnes qui achètent occasionnellement des billets (ou des produits artistiques). Elles ne sont pas nécessairement fidèles à un lieu ou à une entité. Elles peuvent aussi bien se divertir autrement et à d’autres endroits. Les “acheteurs marginaux” peuvent être identifiés et joints comme suit : 

  • En consultant vos listes de clients courants ;
  • En collaborant avec des organismes similaires au vôtre et en partageant vos listes de diffusion (suggestion qui n’est pas évidente ; par contre, vous pouvez envisager des envois communs, des stratégies partagées) ;
  • En invitant les visiteurs à votre site Web à s’inscrire à votre liste de diffusion.      

La prochaine étape pour les organismes artistiques est de formuler des offres susceptibles d’intéresser cette clientèle et, au besoin, de tenir compte de ses intérêts dans la préparation de leur programmation.  

Denis Bertrand

[Ask] [BlogBookmark] [Bloglines] [del.icio.us] [Digg] [Facebook] [Faves] [Google] [LinkedIn] [MySpace] [StumbleUpon] [Technorati] [Twitter] [Windows Live] [Yahoo!] [Email]
 

Les arts de la scène sont une activité sociale

Le 2 mai 2011

Une nouvelle étude du National Endowment for the Arts (NEA), aux États-Unis, démontre que peu d’Américains assistent seuls aux arts de la scène. Seulement 7 % d’entre le font en solo. Quelque 41 % des personnes qui assistent à une performance sont accompagnées d’amis et 51 % par des membres de leur famille. Ce qui fait dire au NEA que les arts de la scène sont d’importantes activités de socialisation. Pour en savoir plus, cliquez ici. Pour les diffuseurs et les producteurs de spectacles, cela signifie qu’il ne faut pas perdre de vue cette dimension de l’expérience que vous offrez au public. Des stratégies de marketing qui incitent les gens à partager une expérience artistique avec des amis ou des parents tombent pile, de même que l’organisation d’activités qui favorisent des échanges entre les membres du public, de même qu’avec les artistes.     

Denis Bertrand

[Ask] [BlogBookmark] [Bloglines] [del.icio.us] [Digg] [Facebook] [Faves] [Google] [LinkedIn] [MySpace] [StumbleUpon] [Technorati] [Twitter] [Windows Live] [Yahoo!] [Email]