Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 03/11/2011 10:16 par Denis Bertrand

Le 11 mars 2011
L’offre d’événements artistiques gratuits, tels que le festival de danse contemporaine Dusk Dances de Toronto (photo ci-jointe) et le festival de théâtre Theater in the Open de Boston (deux événements qui ont lieu dans des parcs publics), permettent aux gens d’accéder aux arts sans égard à leur situation financière. Mais si ces organismes ne peuvent compter sur des revenus d’entrée, ils doivent mettre en place de mesures pour pallier cette “perte”. Outre la sollicitation de dons et de commandites, ils ont intérêt à amasser des informations sur les personnes présentes aux performances. Cela peut se faire en leur demandant de remplir un formulaire d’évaluation sur lequel elles peuvent apposer leurs coordonnées, y compris l’adresse de leur compte courriel. Les organismes peuvent ensuite leur adresser une demande de dons ou les inviter à un autre événement, payant cette fois-ci, qu’il s’agisse d’une autre performance ou d’une activité de financement.

Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 03/10/2011 02:23 par Denis Bertrand

Le 10 mars 2011
Parution d’un nouvel ouvrage portant sur les expériences de vingt-deux organismes artistiques de la région de Boston (É.U.) désireux d’augmenter la participation du public à leurs activités. Le rapport porte à la fois sur des initiatives plus traditionnelles pour joindre des marchés spécifiques et sur le recours à la technologie et à l’éducation artistique pour ce faire. Bonne lecture !

Denis Bertrand
Classé sous À propos de l'Internet le 03/09/2011 02:59 par Denis Bertrand

Le 9 mars 2011
De nouvelles données indiquent que le Canada compte 25 millions d’internautes (sur une population totale de 34 millions de personnes) et qu’ils passent en moyenne 43,5 heures par mois sur le Web. Pour en savoir plus, cliquez ici et ici.

Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 03/09/2011 10:11 par Denis Bertrand

Le 9 mars 2011
Une jeune compagnie d’opéra anglaise, Opera UpClose, a choisi en 2009 de présenter sa première production (La Bohème; photo ci-jointe) dans un pub de 50 places. Elle devait y demeurer six semaines, tout au plus. Elle s’y est produite pendant plus de cinq mois. Le spectacle a été présenté ensuite dans des lieux plus traditionnels. Les observateurs s’entendent pour dire que cette expérience a permis d’initier un nouveau public à l’opéra et de changer les perceptions que les gens pouvaient avoir envers cet art de la scène. Cliquez ici pour en savoir plus. En allant à la rencontre du public dans un lieu non-conventionnel, Opera UpClose a fait mentir les sceptiques et démontré que l’opéra était accessible à tous.

Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 03/04/2011 09:27 par Denis Bertrand

Le 4 mars 2011
Connais ton public et va le cueillir là où il se trouve.
Voilà la recommandation formulée ce matin par le chroniqueur du quotidien Le Devoir, Martin Bilodeau. Il la mentionne dans un article où il est question du peu d’attention accordée au rôle du public dans le succès de certains films et des démarches entreprises par un distributeur pour assurer le succès d’un film français à Montréal.

Denis Bertrand
Classé sous Actualités le 03/03/2011 02:20 par Denis Bertrand

Le 3 mars 2011
Le Conseil des arts de l’Ontario (CAO) publiera d’ici l’automne prochain une étude sur la participation de la population ontarienne aux arts. Le CAO aura recours à une entreprise d’enquêtes publiques (sondages) et aux services de l’expert américain Alan Brown pour réaliser cette recherche. Ce dernier est d’avis que la participation du public aux arts va au-delà de l’achat d’un billet ou d’un produit artistique (livre, CD, toile, etc.). Il avance que la participation aux arts comprend aussi l’étude et la pratique de l’art, l’assistance à une performance artistique hors des lieux traditionnels de diffusion, le visionnement d’un film ou d’un concert en ligne, etc. Pour en savoir davantage sur l’approche que préconise Brown, consultez sa plus récente étude. Veuillez noter que la recherche du CAO portera aussi sur les habitudes des francophones de la province en matière de pratique et de consommation des arts. Surveillez ce blogue pour en apprendre davantage.

Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 03/02/2011 09:20 par Denis Bertrand

Le 2 mars 2011
Le magazine cullturel radiophonique de la Première Chaîne de la SRC, Je l’ai vu à la radio, a présenté samedi dernier (le 26 février 2011) une discussion sur comment attirer les jeunes aux spectacles des arts vivants. Vous pouvez y accéder en cliquant ici. En voici quelques faits saillants :
- Les jeunes aiment être avec d’autres jeunes.
- Le défi est de les amener dans une salle. Une fois qu’ils y sont, ils apprécient l’expérience.
- Le milieu scolaire joue un rôle important pour initier les jeunes aux arts (à titre de praticiens et de spectateurs).
- Faut-il permettre la prise de photos et le texting, à l’aide de cellulaires, pendant une performance ? Pour certains, non : la lumière diffusée par les téléphones dérangent les artistes sur scène ; le recours aux cellulaires nuit au “dialogue” entre la scène et la salle. Pour d’autres, oui : le recours aux cellulaires permet le partage de l’expérience.
- Qu’il s’agisse de jeunes ou d’adultes, il faut parfois “rassurer” le public par rapport à ce qu’il va voir, le préparer à l’expérience artistique qu’on lui propose.
- Plus tu es exposé aux arts en bas âge, plus tu es susceptible de demeurer un consommateur par la suite.
Allez, prenez une pause et écoutez la discussion.

Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 03/02/2011 08:46 par Denis Bertrand

Le 2 mars 2011
Personne ne crée une oeuvre d’art en espérant un échec. Mais il arrive parfois qu’un bouquin ou qu’une production ne remporte pas le succès escompté : les ventes ne lèvent pas et les critiques sont sévères. Une compagnie de théâtre californienne a été confrontée à ce défi. Elle a choisi de combattre le feu par le feu en intégrant les commentaires les plus sardoniques des critiques dans ses publicités. Cette approche a fonctionné pour elle parce que le spectacle en question était une comédie et que les membres de l’équipe se sont prêtés au jeu. Le public a apprécié cette candeur et les ventes, stagnantes jusqu’alors, ont augmenté de 10 % à 20 %. Une telle approche ne serait sans doute pas recommandée pour une oeuvre plus sérieuse (à vous de juger !), mais il semble que le vieil adage qui suit demeure valable : “Parlez-en en mal ou en bien, mais parlez-en !”

Denis Bertrand
Classé sous Réflexions sur les arts et le développement de public le 03/01/2011 09:29 par Denis Bertrand

Le 1 mars 2011
S’ajuster à la diversité culturelle qui caractérise plusieurs communautés canadiennes et québécoises demeure un défi pour les organismes à vocation artistique. En effet, bon nombre d’entre eux continuent d’offrir des spectacles ou des programmations qui visent d’abord une population homogène, malgré le fait que la composition sociodémographique du quartier, de la ville ou de la région qu’ils desservent est maintenant beaucoup plus diversifiée. L’ancienne directrice des affaires culturelles de l’Université Western Ontario (London, ON) et maintenant directrice générale du Lehman Center for the Performing Arts de New York, Eva Bronstein (photo), a été confrontée à cette réalité à son arrivée dans ses nouvelles fonctions. Situé dans le Bronx, son lieu de diffusion présentait surtout des spectacles destinés, consciemment ou inconsciemment, à une population blanche (orchestres philarmoniques, mimes, monologuistes comiques, etc.). Une baisse continue des assistances l’a obligée à revoir sa programmation. Elle a d’abord pris la peine d’apprendre à mieux connaître le quartier qu’elle dessert.
J’ai observé comment les gens vivaient, les magasins qu’ils fréquentaient. Je suis entrée dans ces magasins pour écouter la musique qu’on y entendait. Les voitures et la rue diffusaient de la musique salsa. Je me suis dermandée dans quoi je m’étais embarquée. Je ne connaissais rien à la musique latine, à l’exception de José Feliciano.
Elle a donc entrepris de faire de la recherche sur la question, en découvrant et en tissant des liens au sein de la communauté artistique latinophone. Depuis cette époque, la programmation de son centre de diffusion comprend toujours de la musique classique à laquelle elle a ajouté de la danse folklorique, du rythm and blues et de la musique latine. Pour en savoir plus sur l’expérience de Mme Bornstein, cliquez ici.
Le changement est possible. Il suffit de s’y investir.
Denis Bertrand