La participation culturelle

Un blogue voué à la musique classique soulève le besoin de stimuler la participation culturelle du public (la participation culturelle fait référence à la consommation et à la pratique des arts). Une correspondante y affirme ce qui suit : 

“Le milieu de la musique classique se demande comment il peut accroître son auditoire et voilà le problème. Les gens qu’on tente de joindre ne veulent plus faire partie d’un simple auditoire. Il est encore possible de recruter quelques dilettantes superficiels ici et là, mais les personnes qui peuvent apporter du nouveau sang et contribuer à l’avenir ne veulent pas être de simples spectatrices et spectateurs. Elles veulent mettre la main à la pâte.”       

Cette notion de participation culturelle est abordée également par le vice-président du Conseil des Arts du Canada et directeur général de l’École nationale de théâtre, Simon Brault, dans son ouvrage intitulé Le facteur C. M. Brault y affirme qu’il y a des ”dangers qui guettent un système culturel subventionné qui valorise l’excellence et l’étendue de l’offre, au point d’en oublier presque de développer la demande”. Selon lui, “il faut aller sur la place publique et convier les citoyens à s’intéresser à la culture comme dimension de leur vie individuelle et, surtout, comme dimension incontournable de leur vie collective.” C’est pourquoi la participation culturelle ”doit être encouragée, accompagnée, soutenue et socialement valorisée.” 

Je recommande fortement la lecture du Facteur C aux employés, bénévoles et administrateurs d’organismes et d’entreprises artistiques et culturels. C’est un ouvrage stimulant qui décrit l’évolution et le contexte dans lequel on pratique les arts au Canada et au Québec aujourd’hui. 

Denis Bertrand

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