Le développement de publics : une priorité du Conseil des arts de l’Ontario

Le 30 octobre 2014

J’ai assisté hier à une rencontre entre les dirigeants du Conseil des arts de l’Ontario (CAO) et des membres des communautés artistiques du Grand Sudbury. Il y était question du nouveau Plan d’action 2014-2020 de l’organisme.

Le deuxième volet du Plan, intitulé Favoriser la participation du public aux arts et l’appréciation des arts, comprend un objectif qui a pour titre Appuyer la participation du public aux arts. On peut y lire ce qui suit:

Les artistes et les organismes artistiques doivent développer et approfondir davantage leurs relations avec leur public en ayant recours à des moyens novateurs - particulièrement au vu de l’évolution démographique (le vieillissement de la population et la diversité culturelle croissante, par exemple) et des nouveaux moyens qu’utilisent les gens, surtout les jeunes, pour s’impliquer dans les arts.

Ainsi, le CAO appuiera «les activités qui permettent d’accroître, d’élargir et de diversifier la participation aux arts et les auditoires des arts, visiteurs, spectateurs, auditeurs et lecteurs compris.»

Cet engagement est d’autant plus important que le Conseil a annoncé que tous les organismes qui reçoivent des fonds de projets ou de fonctionnement subiront automatiquement une diminution de 5 % de leurs subventions dès l’an prochain. Aucune entité ne sera épargnée. Cette réduction s’explique par le fait que le budget du CAO n’a pas augmenté depuis 6 ans et que le nombre de demandes qu’on lui adresse a crû de 53 %. Comme l’a affirmé la directrice des subventions, Carolyn Vesely, «95 % est le nouveau 100 %».

Autre indication que le Conseil prend le développement de publics au sérieux: il a restauré le financement du programme Compas, qui avait été réduit de 50 % il y a quelques années. Ainsi, les organismes intéressés pourrront faire appel aux services d’experts comme ma collègue Diane Chevrette et moi pour développer des stratégies qui leur permettront de rejoindre, d’accroître et de fidéliser leurs clientèles.

La tentation sera grande chez certains organismes artistiques de réagir à cette annonce en coupant dans les budgets voués à l’artistique et au marketing. Mais comme l’a répété maintes fois le gestionnaire des arts Michael Kaiser, il est préférable que les entités aux prises avec un tel défi épargnent le développement artistique et la mise en marché, l’art étant leur raison d’être et le marketing la façon d’y intéresser le public. Il vaut mieux dans ces circonstances qu’elles songent à des façons d’accroître leurs revenus plutôt que de fragiliser leurs activités de base.

C’est dans ce contexte, entre autres, que le développement de publics prend toute son importance. Ce ne sont pas des personnes ou des entreprises qui ignorent votre existence qui vous aideront à combler votre manque à gagner, mais putôt celles qui connaissent et apprécient votre travail.

Diane et moi savons qu’il est possible d’établir des rapports avec vos clientèles courantes et potentielles qui vous seront profitables non seulement en termes de fréquentation ou de consommation, mais aussi pour accroître et diversifier vos revenus. Contactez-nous si vous voulez en savoir plus.

Enfin, les organismes qui reçoivent l’appui du Conseil des arts du Canada trouveront des similitudes entre son Plan stratégique 20111-2016 et le Plan d’action du CAO. Sachez que les autres conseils des arts et entités équivalentes au pays sont confrontés aux mêmes défis que leurs collègues fédéral et ontarien.

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Denis J. Bertrand

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4 approches pour rejoindre les jeunes travailleurs professionnels

Le 28 octobre 2014

Elaine Maslamani (sur la photo) est une chef de file dans le domaine des arts et de la culture à Washington, aux États-Unis. Elle a travaillé auprès de plusieurs organismes artistiques désireux de rejoindre des jeunes travailleurs professionnels âgés de 25 à 35 ans. Pour ce faire, elle propose 4 approches éprouvées :

  1. Démontrez que vous êtes accueillants : affirmez publiquement que vous voulez desservir cette clientèle, que vous l’accompagnerez dans sa découverte de votre discipline, de vos produits, de votre programmation et de votre lieu, que vous l’introduirez aux artistes avec lesquels vous travaillez. Dites à ces jeunes personnes qu’elles en rencontreront d’autres qui partagent leurs intérêts.
  2. Proposez des événements qui assouviront leur curiosité et leur permettront de socialiser : la socialisation mène à la découverte. C’est l’occasion d’introduire vos interlocuteurs à ce que vous faites et d’apprendre à mieux les connaître pour établir des relations favorables de part et d’autre. Présentez-leur un aperçu d’une œuvre ou d’un événement à venir. Il ne suffit pas d’attirer cette clientèle chez-vous ; elle doit aussi comprendre qui vous êtes et ce que vous faites.
  3. C’est un investissement à long terme : percevez ces jeunes travailleurs professionnels comme autant d’alliés et de donateurs potentiels. Créez des rapports entre eux et votre organisation. Une fois ces relations établies, vous pourrez solliciter leur appui. Ajustez vos offres ou vos demandes en fonction de leur capacité de consommer et de payer (ex., proposez-leur des paiements mensuels au lieu d’un abonnement payable d’un trait).
  4. Demandez aux membres de votre conseil d’administration (CA) et à vos partenaires d’identifier de jeunes travailleurs professionnels : plusieurs entreprises et autres employeurs s’attendent à ce que leurs jeunes employés s’engagent envers leur communauté. Ces derniers ne savent pas toujours comment s’y prendre. Les membres de votre CA et les responsables de départements de marketing (ou de ressources humaines) d’entreprises peuvent vous mettre en contact avec de jeunes personnes susceptibles de s’intéresser à votre offre, à vos produits. Une fois ce rapport établi, introduisez-les aux avantages de vous côtoyer. Ces démarches peuvent aussi mener à la création de relations entre vous, ces entreprises et ces employeurs.

Mme Maslamani n’est pas la première experte à souligner l’importance de la socialisation pour rejoindre et intéresser les jeunes publics aux arts. J’affirme que cette approche est valable pour toute nouvelle clientèle que vous courtisez, même les adultes.

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Denis J. Bertrand

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Un appel à réviser vos approches de développement et d’engagement des publics

Le 24 octobre 2014

Deux billets fort intéressants ont beaucoup circulé sur les médias sociaux cette semaine. Expert en expérience de séjour, le consultant britannique James McQuaid invite les organismes artistiques et patrimoniaux à réviser leurs approches en matière de développement et d’engagement des publics.

Il a d’abord identifié des défis récurrents que ces organismes doivent relever:

  • Quelle place occupe les publics dans leur fonctionnement et leurs activités de planification?
  • Prennent-ils le temps de songer à la réception que le public pourrait réserver à leur travail, à leurs communications ou se préoccupent-ils uniquement d’eux-mêmes?
  • Investissent-ils le temps requis pour bien connaître leurs clientèles? Y consacrent-ils du temps occasionnellement ou de façon soutenue? Sans ces renseignements, comment croient-ils que le public réagira lorsqu’ils lui proposeront un produit plus audacieux?
  • Il est bien de se renseigner sur les réactions du public aux expériences qu’on lui propose, à l’accueil qu’on lui réserve, mais les organismes s’enquièrent-ils des comportements de leurs clients lorsque ces derniers côtoient d’autres organisations artistiques, participent à d’autres événements, etc.? Cette recherche permettrait aux organismes d’en apprendre davantage sur les attentes de leurs clientèles.
  • Les organismes s’intéressent-ils aux autres préoccpations de leurs clients et à leurs perceptions du monde ou de l’environnement qu’ils partagent avec eux à l’extérieur du lieu de diffusion?

McQuaid propose ensuite des solutions :

  • Les organismes doivent songer à leur positionnement, à ce qui les distingue. Ensuite, ils doivent intégrer ces éléments dans tous les aspects de leur fonctionnement.
  • Ils doivent percevoir leurs clients, courants et potentiels, comme des partenaires et songer à leurs rapports avec eux. Les organismes doivent être à l’écoute de leurs publics.
  • Les organismes doivent créer des expériences au lieu de simplement offrir un produit, créer une communauté plutôt que recruter des consommateurs.
  • Les organismes doivent permettre aux gens de les découvrir à leur rythme, selon leurs intérêts qui sont appelés à changer.
  • Enfin, les organismes doivent songer à pourquoi et comment leurs clientèles courantes et visées les intégreraient dans leur vie.

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Denis J. Bertrand

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Mettez l’accent sur vos publics plutôt que vos produits

Le 22 octobre 2014

Des experts-conseils dans le marketing des arts se sont prononcés ces derniers temps sur l’allure et la teneur des brochures de saison et autres articles promotionnels imprimés ou disponibles en ligne utilisés couramment par les organismes artistiques. Leurs recommandations sont les suivantes :

  • Intégrez vos clientèles à vos outils.
  • Démontrez que vos clientèles apprécient ce que vous leur proposez.
  • Exhibez vos différentes clientèles (jeunes, adultes, aînés, familles, couples, membres de communautés culturelles…).
  • Évitez les enflures égocentriques à propos de votre organisme, de vos services ou de votre programmation.
  • Misez sur les émotions ressenties par vos clients lorsqu’ils vous côtoient, rencontrent vos artistes, fréquentent votre lieu, assistent ou participent à vos événements.
  • Ayez recours à des photos qui mettent en vedette vos clientèles.
  • Produisez des outils de qualité professionnelle.

Selon Trevor O’Donnell, « les stratégies de marketing efficaces sont conçues en tenant compte des besoins et des attentes des clients. Pendant ce temps, les organismes artistiques mettent l’accent sur leurs produits et sur ce que les gens devraient savoir à leur propos. » Voici deux billets récents, en anglais, rédigés par Trevor sur le sujet : l’égocentrisme des chefs de file artistiques et comment améliorer le marketing des arts.

Un ancien collègue, Jerry Yoshitomi, rappelle que les brochures de saison et les publicités dans les médias traditionnels ne suffisent plus, à elles seules, à rejoindre de nouvelles clientèles. Les courriels, le marketing pair à pair et le respect des publics sont plus efficients que les approches usuelles. Jerry vous invite à réviser vos perceptions courantes à l’égard de vos outils de marketing.

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Denis J. Bertrand

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À propos des nouvelles pratiques culturelles des jeunes

Le 13 octobre 2014

Les nouvelles pratiques culturelles des jeunes sont liées intimement à celles de leurs parents ou de leurs tuteurs, à l’environnement dans lequel ils évoluent et à leur identité culturelle.

C’est ce qui émane d’un forum sur le sujet auquel je participais à titre de panéliste la semaine dernière, à Ottawa. L’événement était organisé par la Coalition pour la diversité culturelle. J’y étais en compagnie d’une quarantaine de chercheurs et d’intervenants auprès de la jeunesse en milieux scolaire et communautaire. Voici quelques constats intéressants que j’ai notés ce jour-là :

  • Il est important que les enfants aient la chance d’explorer différents modes d’expression artistique.
  • Les jeunes exposés aux arts ont plus de chance de réussir à l’école et dans la vie.
  • Non seulement faut-il appuyer les enfants dans leurs explorations, il faut aussi en faire autant pour les parents et les tuteurs qui doivent surmonter des obstacles pour assurer la participation des jeunes.
  • Il fait rapprocher les formations offertes en arts en milieu scolaire et celles disponibles dans la communauté pour créer un continuum qui profitera aux enfants.
  • Les milieux scolaire, artistique et gouvernemental (notamment municipal) doivent collaborer davantage en ce sens.
  • La motivation première de ces intervenants doit être de soutenir les jeunes dans leur cheminement et non d’en faire de futurs consommateurs de produits culturels.
  • Des études longitudinales sont requises pour mesurer l’évolution des intérêts artistiques des jeunes.
  • Il faut aussi développer des outils pour permettre aux enseignants d’accompagner efficacement les élèves dans leurs découvertes artistiques.
  • Les jeunes savent ce qu’ils aiment. Il faut le leur offrir au bon moment et au bon endroit.
  • Ils ont besoin de structures ouvertes et accueillantes pour créer, des structures prêtes à les soutenir et à entériner leur travail.
  • Les jeunes veulent appartenir à un groupe de pairs, être reconnus pour leurs contributions.

Pour ma part, j’ai formulé deux recommandations à mes interlocuteurs :

  • Incluez les jeunes dans la planification des activités qui leur sont destinées. C’est la meilleure façon d’en assurer le succès.
  • Tout gestionnaire scolaire (élu, direction de l’éducation, direction d’école, enseignant) doit être exposé aux arts au même titre que les élèves sous sa gouverne. Autrement, cette personne ne peut assumer son rôle de passeur culturel.

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Denis J. Bertrand

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Nouvelles réflexions sur le développement de publics en provenance des États-Unis

Le 8 octobre 2014

Une nouvelle étude propose neuf étapes au développement de publics. Une collègue blogueuse vous invite à reconquérir vos clientèles perdues. Une autre suggère aux organismes artistiques de réviser leurs stratégies promotionnelles en compagnie de leurs publics. C’est un bon début de semaine.

D’abord, la Wallace Foundation vient de publier un rapport qui porte sur des pratiques exemplaires en matière de développement de publics pour les arts. Elles ont neuf éléments en commun :

  1. Reconnaître qu’un changement est nécessaire : qu’il s’agisse de répondre à des défis ou de saisir des occasions, les organismes artistiques doivent changer certaines pratiques pour assurer le développement de leurs publics à long terme.
  2. Cibler les «bons» publics : identifiez les affinités que vous partagez avec vos publics. Jetez des ponts et dialoguez.
  3. Éliminer les obstacles : déterminez ce qui nuit à la participation de vos publics visés et mettez en place les solutions requises.
  4. Fini le piffomètre. Place à la recherche : au lieu de deviner ce que veulent vos publics, interrogez-les. Renseignez-vous sur leurs intérêts, leurs modes de vie, leur consommation des arts et leurs opinions à votre égard.
  5. Qualifier les rapports avec les publics : adoptez une vision pour guider vos rapports avec vos publics.
  6. Permettre au public d’apprendre à vous connaître de différentes façons : différents publics ont besoin de différentes options pour vous découvrir. Recourez à la médiation culturelle ou tissez des liens entre ce que vous offrez et ce que vos publics consomment déjà, etc.
  7. Assurer l’engagement de tous envers la mise en œuvre de vos stratégies : toutes les composantes de votre organisation ont un rôle à jouer pour assurer votre succès.
  8. Ne pas arrêter d’apprendre : attendez-vous à des échecs, à des ajustements et à des redémarrages. Évaluez. Persévérez.
  9. Se préparer aux changements : des efforts supplémentaires devront être fournis et de nouvelles connaissances acquises, sans négliger pour autant vos clientèles fidèles.

Artiste, gestionnaire et productrice, Rachel Grossman affirme que les organismes artistiques perdent des clients et négligent d’en courtiser d’autres simplement parce qu’ils ignorent leur existence. Selon elle, les organismes qui ne changent en rien leur fonctionnement peuvent être perçus comme des entités exclusives plutôt qu’inclusives. Elle propose trois étapes pour changer le statu quo :

  1. Au lieu de croire qu’un organisme a déjà fait le plein de clients et qu’il peut se contenter d’accueillir occasionnellement quelques nouveaux venus, il devrait plutôt se dire que sa mission ne sera jamais complétée tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas renouvelé et diversifié ses publics.
  2. Alliez-vous à vos clientèles courantes. Elles vous aiment. Demandez-leur de vous appuyer dans vos efforts pour recruter de nouveaux publics.
  3. Procédez à des changements progressifs et soutenus pour atteindre vos objectifs. Ne vous attendez pas à des résultats immédiats. Célébrez chaque étape franchie, chaque succès confirmé.

À l’instar de la Wallace Foundation, la gestionnaire artistique Jessyca Holland propose aux organismes artistiques de parler ouvertement de leur processus créatif avec leurs publics pour ajouter une valeur à leur offre et établir des rapports plus étroits avec leurs adeptes. Elle les invite aussi à discuter avec eux des questions suivantes :

  • Quel rôle les arts jouent-ils dans votre vie ?
  • Comment vous procurez-vous des billets (ou des produits culturels) ? En ligne, en personne, etc. ?
  • Parlez-moi d’une expérience artistique que vous avez vécue récemment. Y étiez-vous accompagné ?
  • Y a-t-il d’autres consommateurs d’art dans votre entourage ?
  • Qu’est-ce qui vous incite à consommer un produit culturel ? Quels sont vos moments préférés lorsque vous assistez à un événement ?
  • Que ressentez-vous avant et après l’achat d’un produit ou l’assistance à une activité ?
  • Avez-vous déjà regretté l’achat d’un produit ou d’un billet ? Si oui, pourquoi ?

Les réponses à ces questions vous permettront de bonifier vos stratégies de mise en marché.

Voilà de quoi stimuler vos neurones pour un bout de temps. Comme toujours, vos commentaires sont les bienvenus.

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Denis J. Bertrand

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Vous pourriez avoir besoin d’un comité de marketing

Le 1er octobre 2014

Un comité de marketing peut s’avérer utile pour toute entité artistique ou sportive soucieuse de fidéliser ses clientèles actuelles et d’en cultiver de nouvelles.

Bon, j’entends déjà les hauts cris : «Notre personnel est compétent et n’a pas besoin d’aide.», «Nous n’avons pas le temps de gérer un tel comité.», etc.

Calmons-nous et prenons le temps d’y réfléchir quelques minutes. La fréquentation de vos lieux ou de vos événements diminue-t-elle? En va-t-il de même pour la vente de vos produits durables? Perdez-vous des abonnés? Un comité de marketing bien constitué peut vous aider à trouver des solutions à ces défis.

En effet, une telle instance peut agir comme un groupe de discussion «permanent» représentatif des clientèles que vous desservez et que vous voulez gagner à votre cause. Voici comment il pourrait fonctionner :

  • D’abord, la responsabilité de diriger vos activités de marketing relève toujours de votre personnel. Votre personne attitrée à cette fonction doit concevoir votre plan de mise de marché. Mais en s’adjoignant un comité, elle aura l’occasion de vérifier certains concepts avant de les proposer à ses collègues. De plus, les membres du comité pourraient lui faire part d’idées et d’occasions auxquelles le ou la responsable du marketing n’aurait pas songé.
  • Le succès d’un tel comité dépend de sa composition. Oui, vous pouvez faire appel à des experts en marketing, peut-être même à des gens d’affaires qui s’intéressent aux arts ou aux sports, mais n’oubliez pas d’inclure des représentantes et des représentants de vos clientèles courantes et visées. Toutes ces personnes devraient avoir accès à des réseaux personnels et professionnels bien établis. En effet, vous risquez de leur demander d’intervenir en votre nom auprès de gens ou de groupes susceptibles de s’intéresser à ce que vous offrez ou de vous introduire auprès de ceux-ci.
  • Initiez les membres du comité à votre domaine d’activité. Faites-leur part de ce qui le distingue de secteurs similaires, notamment en matière de marketing (on ne vend pas nécessairement les arts ou les sports comme on vend une voiture). Présentez-leur votre plan de marketing courant ou, encore mieux, une ébauche de votre plan en développement. Sollicitez leurs réactions à ce que vous proposez pour les clientèles qu’ils représentent.
  • La nature des groupes étant ce qu’elle est, il arrive parfois que des gens émettent des idées peu pratiques. Vous n’êtes pas tenus d’aller de l’avant avec toutes les suggestions qui vous sont soumises. Par contre, rien ne vous empêche de traiter quelques idées plus novatrices comme autant de petits projets pilotes que vous pourriez confier aux membres du comité. «Vous croyez, Monsieur ou Madame, que votre proposition a du mérite? C’est bien possible. Je vous invite à la mettre à l’épreuve dans votre entourage et à nous faire part des réactions qu’elle suscite à la prochaine rencontre.» Souvenez-vous qu’il faut parfois recevoir plusieurs idées avant d’en trouver une bonne.

Ça vaut la peine de sortir de votre bulle pour découvrir ce que les gens racontent à votre propos ou ont à vous proposer.

Ce billet est basé sur cet article du National Arts Marketing Project.

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Denis J. Bertrand

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Des conseils pratiques pour améliorer l’efficacité de vos activités de mise en marché

Le 24 septembre 2014

Plus d’une centaine d’expertes et d’experts en marketing ont répondu récemment à la question suivante affichée dans un groupe de discussion auquel je souscris sur LinkedIn : en une phrase, quel est le meilleur conseil que vous puissiez partager en matière de marketing et de communication ?

Vous comprendrez qu’avec un tel nombre de participantes et de participants, les réponses à cette question se répétaient quelque peu d’une personne à l’autre, mais voici celles que j’ai retenues pour vous :

  • Jetez un coup d’œil au travail de vos concurrents.
  • Ne vendez pas un produit à des consommateurs. Racontez plutôt une histoire à une personne.
  • Démarquez-vous.
  • Les gens doivent accorder une valeur à ce que vous leur proposez.
  • Essayez et apprenez.
  • Évitez le jargon du métier.
  • Mettez-vous à la place du public.
  • Communiquez le bon message au bon moment aux bons publics en utlisant les bons moyens pour y parvenir.
  • Initiez le public à ce que vous faites ou à ce que vous lui proposez.
  • Anticipez la réaction du public.
  • Laissez tomber votre amour-propre, sortez du bureau et parlez à vos clientèles actuelles et potentielles.
  • Soulevez l’enthousiasme du public envers ce que vous lui offrez.
  • Devenez l’artiste ou l’organisme que vous voudriez fréquenter.
  • Intégrez le numérique et la mobilité à vos stratégies.
  • Formulez des offres pertinentes à vos interlocuteurs.
  • Découvrez tout ce que vous pouvez à propos des clientèles que vous visez.

Quels conseils aimeriez-vous ajouter à cette liste ?

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Pourriez-vous mesurer la valeur du produit que vous offrez au public ?

Le 22 septembre 2014

La chaîne de télé américaine ESPN a prodédé récemment à une évaluation des meilleures concessions dans le sport professionnel nord-américain, selon le rendement qu’elles offrent aux amateurs en retour de leur loyauté et de leur soutien financier.

Les équipes ont été classées en fonction des critères suivants (que j’ai modifiés légèrement pour les besoins de ce blogue) :

  • Accessibilité des prix : billets, abonnements, forfaits, stationnement, bar, etc.
  • Leadership manifeste : des entraîneurs, de la direction artistique ou générale…
  • Rapports avec les supporteurs : rapports entre les publics, d’une part, et les athlètes, les artistes ou la gestion de la concession ou de l’organisme, d’autre part ; utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour demeurer en contact avec les clientèles.
  • Rôle des propriétaires ou des gestionnaires : ceux-ci ont fait preuve d’honnêteté (transparence) et de fidélité envers leurs athlètes, leurs artistes et les communautés qu’ils desservent.
  • Les joueurs ou les artistes se sont investis pleinement dans leurs rôles et ont démontré de l’entregent envers le public.
  • L’expérience offerte au stade ou au lieu de diffusion : état des lieux ; offre d’un accueil et création d’un environnement chaleureux ; offre de promotions supplémentaires sur place.
  • Optimisation des investissements : nombre de succès remportés ou de matchs gagnés.
  • Capacité de remporter un championnat, de se démarquer par son excellence artistique au cours de la durée de vie des amateurs.

Les lectrices et les lecteurs de ce blogue, partisanes et partisans d’équipes sportives, se reconnaîtront sans doute dans cet exercice, mais il me semble que ce mode d’évaluation s’applique aussi au milieu des arts et de la culture. Après tout, celui-ci a des billets et des produits à vendre, de même que des clients à fidéliser, au même titre que les concessions sportives.

Donc, quelle note vous donneriez-vous, à raison de 5 points par catégorie (sur un total de 40), si vous deviez évaluer le rendement de votre organisation en fonction de ces critères ?

Sachez, pour la petite histoire, que les Canadiens de Montréal sont arrivés en tête de lice des concessions sportives canadiennes, soit au cinquante-cinquième rang de l’évaluation d’ESPN (sur 122 équipes).

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Denis J. Bertrand

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Nouvelle approche : les spectacles décontractés

Le 18 septembre 2014

Des compagnies de théâtre britanniques adoptent une nouvelle approche afin de mieux desservir les familles dont les enfants sont aux prises avec des troubles du spectre autistique, des troubles d’apprentissage ou des déficiences sensorielles et, ce faisant, de joindre de nouveaux publics. Il s’agit de spectacles décontractés.

Ces compagnies font fi des modes de présentation traditionnels. Ainsi, elles ont :

  • Aménagé des zones de détente pour permettre aux enfants de se reposer lorsque l’action sur scène est trop intense ;
  • Ajusté les éclairages et la sonorisation afin de ne pas brusquer les enfants ;
  • Éliminé les obscurcissements complets de la scène pour éviter d’inquiéter les enfants ;
  • Diminué le volumes des effets sonores ;
  • Offert des formations aux artistes, aux employés affectés à l’accueil du public et à la promotion des spectacles pour qu’ils apprennent à mieux connaître ces nouvelles clientèles ;
  • Avisé les artistes que ces publis pouvaient être un peu plus bruyants ou susceptibles de réagir différemment que d’autres spectatrices et spectateurs.

Ces initiatives me réconfortent. Elles démontrent qu’avec un peu de bonne volonté, les arts professionnels peuvent être véritablement pour tous.

Pour en savoir plus sur les spectacles décontractés, lisez Theatre is for Everyone et Preparing to relax.

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Denis J. Bertrand

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