À propos des nouvelles pratiques culturelles des jeunes

Le 13 octobre 2014

Les nouvelles pratiques culturelles des jeunes sont liées intimement à celles de leurs parents ou de leurs tuteurs, à l’environnement dans lequel ils évoluent et à leur identité culturelle.

C’est ce qui émane d’un forum sur le sujet auquel je participais à titre de panéliste la semaine dernière, à Ottawa. L’événement était organisé par la Coalition pour la diversité culturelle. J’y étais en compagnie d’une quarantaine de chercheurs et d’intervenants auprès de la jeunesse en milieux scolaire et communautaire. Voici quelques constats intéressants que j’ai notés ce jour-là :

  • Il est important que les enfants aient la chance d’explorer différents modes d’expression artistique.
  • Les jeunes exposés aux arts ont plus de chance de réussir à l’école et dans la vie.
  • Non seulement faut-il appuyer les enfants dans leurs explorations, il faut aussi en faire autant pour les parents et les tuteurs qui doivent surmonter des obstacles pour assurer la participation des jeunes.
  • Il fait rapprocher les formations offertes en arts en milieu scolaire et celles disponibles dans la communauté pour créer un continuum qui profitera aux enfants.
  • Les milieux scolaire, artistique et gouvernemental (notamment municipal) doivent collaborer davantage en ce sens.
  • La motivation première de ces intervenants doit être de soutenir les jeunes dans leur cheminement et non d’en faire de futurs consommateurs de produits culturels.
  • Des études longitudinales sont requises pour mesurer l’évolution des intérêts artistiques des jeunes.
  • Il faut aussi développer des outils pour permettre aux enseignants d’accompagner efficacement les élèves dans leurs découvertes artistiques.
  • Les jeunes savent ce qu’ils aiment. Il faut le leur offrir au bon moment et au bon endroit.
  • Ils ont besoin de structures ouvertes et accueillantes pour créer, des structures prêtes à les soutenir et à entériner leur travail.
  • Les jeunes veulent appartenir à un groupe de pairs, être reconnus pour leurs contributions.

Pour ma part, j’ai formulé deux recommandations à mes interlocuteurs :

  • Incluez les jeunes dans la planification des activités qui leur sont destinées. C’est la meilleure façon d’en assurer le succès.
  • Tout gestionnaire scolaire (élu, direction de l’éducation, direction d’école, enseignant) doit être exposé aux arts au même titre que les élèves sous sa gouverne. Autrement, cette personne ne peut assumer son rôle de passeur culturel.

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Denis J. Bertrand

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Nouvelles réflexions sur le développement de publics en provenance des États-Unis

Le 8 octobre 2014

Une nouvelle étude propose neuf étapes au développement de publics. Une collègue blogueuse vous invite à reconquérir vos clientèles perdues. Une autre suggère aux organismes artistiques de réviser leurs stratégies promotionnelles en compagnie de leurs publics. C’est un bon début de semaine.

D’abord, la Wallace Foundation vient de publier un rapport qui porte sur des pratiques exemplaires en matière de développement de publics pour les arts. Elles ont neuf éléments en commun :

  1. Reconnaître qu’un changement est nécessaire : qu’il s’agisse de répondre à des défis ou de saisir des occasions, les organismes artistiques doivent changer certaines pratiques pour assurer le développement de leurs publics à long terme.
  2. Cibler les «bons» publics : identifiez les affinités que vous partagez avec vos publics. Jetez des ponts et dialoguez.
  3. Éliminer les obstacles : déterminez ce qui nuit à la participation de vos publics visés et mettez en place les solutions requises.
  4. Fini le piffomètre. Place à la recherche : au lieu de deviner ce que veulent vos publics, interrogez-les. Renseignez-vous sur leurs intérêtes, leurs modes de vie, leur consommation des arts et leurs opinions à votre égard.
  5. Qualifier les rapports avec les publics : adoptez une vision pour guider vos rapports avec vos publics.
  6. Permettre au public d’apprendre à vous connaître de différentes façons : différents publics ont besoin de différentes options pour vous décrouvrir. Recourez à la médiation culturelle ou tissez des liens entre ce que vous offrez et ce que vos publics consomment déjà, etc.
  7. Assurer l’engagement de tous envers la mise en œuvre de vos stratégies : toutes les composantes de votre organisation ont un rôle à jouer pour assurer votre succès.
  8. Ne pas arrêter d’apprendre : attendez-vous à des échecs, à des ajustements et à des redémarrages. Évaluez. Persévérez.
  9. Se préparer aux changements : des efforts supplémentaires devront être fournis et de nouvelles connaissances acquises, sans négliger pour autant vos clientèles fidèles.

Artiste, gestionnaire et productrice, Rachel Grossman affirme que les organismes artistiques perdent des clients et négligent d’en courtiser d’autres simplement parce qu’ils ignorent leur existence. Selon elle, les organismes qui ne changent en rien leur fonctionnement peuvent être perçus comme des entités exclusives plutôt qu’inclusives. Elle propose trois étapes pour changer le statu quo :

  1. Au lieu de croire qu’un organisme a déjà fait le plein de clients et qu’il peut se contenter d’accueillir occasionnellement quelques nouveaux venus, il devrait plutôt se dire que sa mission ne sera jamais complétée tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas renouveler et diversifier ses publics.
  2. Alliez-vous à vos clientèles courantes. Elles vous aiment. Demandez-leur de vous appuyer dans vos efforts pour recruter de nouveaux publics.
  3. Procédez à des changements progressifs et soutenus pour atteindre vos objectifs. Ne vous attendez pas à des résultats immédiats. Célébrez chaque étape franchie, chaque succès confirmé.

À l’instar de la Wallace Foundation, la gestionnaire artistique Jessyca Holland propose aux organismes artistiques de parler ouvertement de leur processus créatif avec leurs publics pour ajouter une valeur à leur offre et établir des rapports plus étroits avec leurs adeptes. Elle les invite aussi à discuter avec eux des questions suivantes :

  • Quel rôle les arts jouent-ils dans votre vie ?
  • Comment vous procurez-vous des billets (ou des produits culturels) ? En ligne, en personne, etc. ?
  • Parlez-moi d’une expérience artistique que vous avez vécue récemment. Y étiez-vous accompagné ?
  • Y a-t-il d’autres consommateurs d’art dans votre entourage ?
  • Qu’est-ce qui vous incite à consommer un produit culturel ? Quels sont vos moments préférez lorsque vous assistez à un événement ?
  • Que ressentez-vous avant et après l’achat d’un produit ou l’assistance à une activité ?
  • Avez-vous déjà regretté l’achat d’un produit ou d’un billet ? Si oui, pourquoi ?

Les réponses à ces questions vous permettront de bonifier vos stratégies de mise en marché.

Voilà de quoi stimuler vos neurones pour un bout de temps. Comme toujours, vos commentaires sont les bienvenus.

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Denis J. Bertrand

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Vous pourriez avoir besoin d’un comité de marketing

Le 1er octobre 2014

Un comité de marketing peut s’avérer utile pour toute entité artistique ou sportive soucieuse de fidéliser ses clientèles actuelles et d’en cultiver de nouvelles.

Bon, j’entends déjà les hauts cris : «Notre personnel est compétent et n’a pas besoin d’aide.», «Nous n’avons pas le temps de gérer un tel comité.», etc.

Calmons-nous et prenons le temps d’y réfléchir quelques minutes. La fréquentation de vos lieux ou de vos événements diminue-t-elle? En va-t-il de même pour la vente de vos produits durables? Perdez-vous des abonnés? Un comité de marketing bien constitué peut vous aider à trouver des solutions à ces défis.

En effet, une telle instance peut agir comme un groupe de discussion «permanent» représentatif des clientèles que vous desservez et que vous voulez gagner à votre cause. Voici comment il pourrait fonctionner :

  • D’abord, la responsabilité de diriger vos activités de marketing relève toujours de votre personnel. Votre personne attitrée à cette fonction doit concevoir votre plan de mise de marché. Mais en s’adjoignant un comité, elle aura l’occasion de vérifier certains concepts avant de les proposer à ses collègues. De plus, les membres du comité pourraient lui faire part d’idées et d’occasions auxquelles le ou la responsable du marketing n’aurait pas songé.
  • Le succès d’un tel comité dépend de sa composition. Oui, vous pouvez faire appel à des experts en marketing, peut-être même à des gens d’affaires qui s’intéressent aux arts ou aux sports, mais n’oubliez pas d’inclure des représentantes et des représentants de vos clientèles courantes et visées. Toutes ces personnes devraient avoir accès à des réseaux personnels et professionnels bien établis. En effet, vous risquez de leur demander d’intervenir en votre nom auprès de gens ou de groupes susceptibles de s’intéresser à ce que vous offrez ou de vous introduire auprès de ceux-ci.
  • Initiez les membres du comité à votre domaine d’activité. Faites-leur part de ce qui le distingue de secteurs similaires, notamment en matière de marketing (on ne vend pas nécessairement les arts ou les sports comme on vend une voiture). Présentez-leur votre plan de marketing courant ou, encore mieux, une ébauche de votre plan en développement. Sollicitez leurs réactions à ce que vous proposez pour les clientèles qu’ils représentent.
  • La nature des groupes étant ce qu’elle est, il arrive parfois que des gens émettent des idées peu pratiques. Vous n’êtes pas tenus d’aller de l’avant avec toutes les suggestions qui vous sont soumises. Par contre, rien ne vous empêche de traiter quelques idées plus novatrices comme autant de petits projets pilotes que vous pourriez confier aux membres du comité. «Vous croyez, Monsieur ou Madame, que votre proposition a du mérite? C’est bien possible. Je vous invite à la mettre à l’épreuve dans votre entourage et à nous faire part des réactions qu’elle suscite à la prochaine rencontre.» Souvenez-vous qu’il faut parfois recevoir plusieurs idées avant d’en trouver une bonne.

Ça vaut la peine de sortir de votre bulle pour découvrir ce que les gens racontent à votre propos ou ont à vous proposer.

Ce billet est basé sur cet article du National Arts Marketing Project.

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Denis J. Bertrand

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Des conseils pratiques pour améliorer l’efficacité de vos activités de mise en marché

Le 24 septembre 2014

Plus d’une centaine d’expertes et d’experts en marketing ont répondu récemment à la question suivante affichée dans un groupe de discussion auquel je souscris sur LinkedIn : en une phrase, quel est le meilleur conseil que vous puissiez partager en matière de marketing et de communication ?

Vous comprendrez qu’avec un tel nombre de participantes et de participants, les réponses à cette question se répétaient quelque peu d’une personne à l’autre, mais voici celles que j’ai retenues pour vous :

  • Jetez un coup d’œil au travail de vos concurrents.
  • Ne vendez pas un produit à des consommateurs. Racontez plutôt une histoire à une personne.
  • Démarquez-vous.
  • Les gens doivent accorder une valeur à ce que vous leur proposez.
  • Essayez et apprenez.
  • Évitez le jargon du métier.
  • Mettez-vous à la place du public.
  • Communiquez le bon message au bon moment aux bons publics en utlisant les bons moyens pour y parvenir.
  • Initiez le public à ce que vous faites ou à ce que vous lui proposez.
  • Anticipez la réaction du public.
  • Laissez tomber votre amour-propre, sortez du bureau et parlez à vos clientèles actuelles et potentielles.
  • Soulevez l’enthousiasme du public envers ce que vous lui offrez.
  • Devenez l’artiste ou l’organisme que vous voudriez fréquenter.
  • Intégrez le numérique et la mobilité à vos stratégies.
  • Formulez des offres pertinentes à vos interlocuteurs.
  • Découvrez tout ce que vous pouvez à propos des clientèles que vous visez.

Quels conseils aimeriez-vous ajouter à cette liste ?

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Denis J. Bertrand

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Pourriez-vous mesurer la valeur du produit que vous offrez au public ?

Le 22 septembre 2014

La chaîne de télé américaine ESPN a prodédé récemment à une évaluation des meilleures concessions dans le sport professionnel nord-américain selon le rendement qu’elles offrent aux amateurs en retour de leur loyauté et de leur soutien financier.

Les équipes ont été classées en fonction des critères suivants (que j’ai modifiés légèrement pour les besoins de ce blogue) :

  • Accessibilité des prix : billets, abonnements, forfaits, stationnement, bar, etc.
  • Leadership manifeste : des entraîneurs, de la direction artistique ou générale…
  • Rapports avec les supporteurs : rapports entre les publics, d’une part, et les athlètes, les artistes ou la gestion de la concession ou de l’organisme, d’autre part ; utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour demeurer en contact avec les clientèles.
  • Rôle des propriétaires ou des gestionnaires : ceux-ci ont fait preuve d’honnêteté (transparence) et de fidélité envers leurs athlètes, leurs artistes et les communautés qu’ils desservent.
  • Les joueurs ou les artistes se sont investis pleinement dans leurs rôles et ont démontré de l’entregent envers le public.
  • L’expérience offerte au stade ou au lieu de diffusion : état des lieux ; offre d’un accueil et création d’un environnement chaleureux ; offre de promotions supplémentaires sur place.
  • Optimisation des investissements : nombre de succès remportés ou de matchs gagnés.
  • Capacité de remporter un championnat, de se démarquer par son excellence artistique au cours de la durée de vie des amateurs.

Les lectrices et les lecteurs de ce blogue, partisanes et partisans d’équipes sportives, se reconnaîtront sans doute dans cet exercice, mais il me semble que ce mode d’évaluation s’applique aussi au milieu des arts et de la culture. Après tout, celui-ci a des billets et des produits à vendre, de même que des clients à fidéliser, au même titre que les concessions sportives.

Donc, quelle note vous donneriez-vous, à raison de 5 points par catégorie (sur un total de 40), si vous deviez évaluer le rendement de votre organisation en fonction de ces critères ?

Sachez, pour la petite histoire, que les Canadiens de Montréal sont arrivés en tête de lice des concessions sportives canadiennes, soit au cinquante-cinquième rang de l’évaluation d’ESPN (sur 122 équipes).

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Denis J. Bertrand

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Nouvelle approche : les spectacles décontractés

Le 18 septembre 2014

Des compagnies de théâtre britanniques adoptent une nouvelle approche afin de mieux desservir les familles dont les enfants sont aux prises avec des troubles du spectre autistique, des troubles d’apprentissage ou des déficiences sensorielles et, ce faisant, de joindre de nouveaux publics. Il s’agit de spectacles décontractés.

Ces compagnies font fi des modes de présentation traditionnels. Ainsi, elles ont :

  • Aménagé des zones de détente pour permettre aux enfants de se reposer lorsque l’action sur scène est trop intense ;
  • Ajusté les éclairages et la sonorisation afin de ne pas brusquer les enfants ;
  • Éliminé les obscurcissements complets de la scène pour éviter d’inquiéter les enfants ;
  • Diminué le volumes des effets sonores ;
  • Offert des formations aux artistes, aux employés affectés à l’accueil du public et à la promotion des spectacles pour qu’ils apprennent à mieux connaître ces nouvelles clientèles ;
  • Avisé les artistes que ces publis pouvaient être un peu plus bruyants ou susceptibles de réagir différemment que d’autres spectatrices et spectateurs.

Ces initiatives me réconfortent. Elles démontrent qu’avec un peu de bonne volonté, les arts professionnels peuvent être véritablement pour tous.

Pour en savoir plus sur les spectacles décontractés, lisez Theatre is for Everyone et Preparing to relax.

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Denis J. Bertrand

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L’importance du service à la clientèle

Le 15 septembre 2014

Selon le PDG du service de billetterie américain Goldstar, Jim McCarthy (photo), «un bon service à la clientèle est votre meilleur outil de marketing.» La qualité de vos services déterminera si une personne vous fréquentera plus d’une fois. C’est pourquoi M. McCarthy propose ce qui suit :

  • Faites appel à des gens qui ont de l’entregent et une personnalité optimiste pour accueillir et interagir avec vos clients lors de vos activités.
  • Accordez-leur un petit budget pour qu’ils puissent offrir un verre en votre nom aux clients qu’ils connaissent personnellement ou leur remettre un article promotionnel de votre organisation (ex., t-shirt), etc.

Selon M. McCarthy, ces petits investissements vous rapporteront des dividendes intéressants. Chose certaine, une telle approche est susceptible de générer une promotion bouche-à-oreille positive à votre égard.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Denis J. Bertrand

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Recrutez des G.O. culturels ou sportifs pour augmenter la fréquentation de vos événements

Le 12 septembre 2014

La compagnie de théâtre Clubbed Thumb, de New York, fait appel avec succès à des G.O. (gentils organisateurs ou gentilles organisatrices) pour augmenter les taux de fréquentation de ses spectacles. Elle a adopté cette approche après avois constaté une diminution de ses assistances.

Les G.O. ont pour tâche d’inviter 10 personnes chacun ou chacune, présentes dans leur entourage, à les accompagner à un événement en leur compagnie. Les G.O. leur adressent des invitations personnalisées par courrier électronique. L’invitation indique que les membres du groupe pourront s’asseoir ensemble et participer à une activité sociale quelconque (une rencontre avant ou après l’événement). L’invitation peut aussi comprendre un incitatif additionnel (ex., une consommation gratuite pour chaque membre du groupe).

Voici les étapes à suivre pour imiter Clubbed Thumb :

  • Analysez vos clientèles récurrentes.
  • Identifiez des personnes qui appartiennent à des groupes ou à des clubs sociaux, travaillent pour des organisations ou des entreprises qui comptent plus d’une dizaine d’employés ou ont accès à un réseau de pairs. Elles devraient être de bonnes organisatrices ou de bons organisateurs.
  • Renseignez-vous sur leurs intérêts en rapport avec vos activités.
  • Jumelez leurs intérêts aux thématiques ou caractéristiques de vos activités. Choisissez un événement pour chacune ou chacun qui leur convient.
  • Convenez d’une stratégie d’approche commune.
  • Tenez compte de la logistique d’asseoir les membres d’un groupe ensemble.
  • Déterminez l’incitatif additionnel que le ou la G.O. peut inclure dans son invitation.
  • Permettez aux G.O. de rencontrer les artistes, les athlètes ou les instructeurs qui participeront à l’événement. Ainsi, ils accéderont à des informations privilégiées qu’ils pourront partager avec les 10 personnes qu’ils sollicitent. De plus, ces contacts directs des G.O. avec les acteurs de l’événement soulèveront l’enthousiasme des uns et des autres.
  • Fournissez aux G.O. des exemples d’invitations personnalisées qu’ils pourront adapter à leur guise. Insérez-y un lien vers votre billetterie en ligne (ou un numéro de téléphone).
  • Créez une fonction sur votre billetterie qui vous permettra de suivre et de mesurer l’efficacité des démarches de vos G.O.

Pour en savoir plus sur cette initiative, cliquez ici.

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Denis J. Bertrand

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Des spectateurs expliquent pourquoi ils s’abonnent au théâtre

Le 10 septembre 2014

Le quotidien Le Soleil, de Québec, a publié cette semaine les témoignages de spectateurs qui ont choisi de s’abonner aux saisons de compagnies de théâtre locales. Les raisons qu’ils évoquent pour se faire sont révélatrices :

  • L’un d’eux a appris à aimer le théâtre lorsqu’une compagnie a sollicité ses services pour relever un défi particulier.
  • Ils apprécient les occasions de développer des rapports amicaux avec les artistes.
  • Un spectateur a été initié au théâtre par des amis. Les sorties au théâtre se font maintenant en groupe.
  • L’audace des œuvres présentées, le goût du risque manifesté par les artistes et leur passion pour leur art ont motivé d’autres spectateurs à s’abonner.

Il semble donc que les compagnies ou les lieux de diffusion qui interagissent directement avec leurs clientèles, innovent artistiquement, partagent leur passion pour leur art avec leurs publics ont plus de chance de conserver et de recruter des abonnés.

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Denis J. Bertrand

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Comment gérer des défis récurrents

Le 8 septembre 2014

Tous les organismes artistiques et sportifs sont confrontés à certains défis récurrents, notamment financiers et organisationnels. La tentation est parfois grande de procéder à des changements qui risquent de nuire par la suite à votre image de marque ou à votre capacité de rejoindre et de mieux desservir vos clientèles. Sans connaître pour autant vos circonstances particulières, voici des pistes qui pourraient vous être utiles dans la gestion de ces défis.

  • Michael M. Kaiser est le PDG sortant du Kennedy Center for the Performing Arts et un expert-conseil en redressement du fonctionnement d’organismes artistiques. Il recommande aux organisations aux prises avec des défis finannciers de ne pas couper dans le développement artistique ni dans la mise en marché, l’art étant leur raison d’être et le marketing la façon d’y intéresser le public. Il leur suggère plutôt d’accroître leurs revenus en initiant des activités de financement et en sollicitant des dons auprès d’individus plutôt que des entreprises ou des fondations. Ces organismes doivent faire preuve aussi d’innovation artistique pour soulever l’intérêt du public, recruter des employés et des bénévoles motivés (y compris au conseil d’administration) et améliorer leurs stratégies de marketing.
  • Gestionnaire adjointe aux communications corporatives chez Ernst and YoungAparna Muralidhar affirme que l’écoute est une fonction essentielle pour toute organisation. Lorsqu’on écoute, on gagne la confiance d’autrui, on démontre un intérêt véritable envers nos collègues, nos clients ou nos partenaires, on repère à l’avance des défis qui pourraient nuire à notre productivité et on agit ensuite dans le meilleur intérêt de notre organisation et de nos interlocuteurs. Donc, n’hésitez pas à consulter vos pairs, vos collègues, vos bénévoles ou vos clients. Il y a fort à parier que vous apprendrez des choses qui vous seront utiles.

Quels sont vos trucs pour relever vos défis quotidiens ?

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Denis J. Bertrand

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